Auteur: Aures
Date: 2021-10-30 18:29:55
Menaa - Diverses études à télécharger III (suite fin) + Notes
C’est la DERNIÈRE PARTIE du thème Menâa que j’avais entamée depuis 2008 [1] & [2]
Quant à la structure du thème ainsi que les rubriques abordées aux anciens messages, elles sont :
1- Le récit de la légende fondatrice du village
2- Photos du village et celles de ses paysages prises par Victor Engelbert.
3- Description de Menâa des années 30-40s du siècle dernier (deux articles de Robert Claude-Maurice)
4- Sa description ainsi que le recensement de sa flore en 1853 par le botaniste Ernest Cosson
5- Le livret d’Alexandre Papier publié en 1895 dans lequel l’auteur intègre à la description de Menâa des notes archéologiques, historiques et folkloriques.
6- Un chapitre du livre Georges Rozet décrivant Menâa et ses environs.
7- L’expérience de ce village dans la restauration et la conservation de son patrimoine architectural.
8&9- Une étude et une thèse sur l’habitat traditionnel de Menâa et de sa région.
10- Un résumé du séjour, du bey Ahmed de Constantine, dans ce village.
Une structure que j’ai complétée au dernier message par plusieurs études relatives au patrimoine culturel immatériel de la région, à savoir :
I - Concernant le volet des fêtes du printemps (tiferswin) et le jeu de la balle (takurt), j’ai parlé des études ci-dessous.
11- L’étude ethnographique et anthropologique de M. William Hilton-Simpson,
12- Un chapitre du livre de Mme Gaudry sur les fêtes saisonnières agraires et religieuses,
13- Le travail de Masqueray ainsi que l’article de Chenouf Boudi.
II - Pour la rubrique du droit coutumier de Menaa, j’ai cité :
14&15 - Le travail universitaire de A. Zelmat & A. Badji ainsi que l’étude de Masqueray
III - Relativement à la section spécifique du jeu de la balle, takurt, j’avais évoqué :
16&17 - l’article de M. Pétignot ainsi qu’un chapitre relatif à ce jeu extrait du livre de Basset.
IV - Enfin, j’ai terminé le message en question par « l’histoire », l’archéologie et l’étymologie du toponyme de l’ancienne Menâa, l’antique TFILZI, tout en commentant brièvement les deux excellentes études relatives à ce sujet, les numérotées 18&19, soit celle de M. Morizot ainsi que celle S. Boudjou & J-P Laporte.
Après ce RAPPEL, passons maintenant à la DERNIÈRE PARTIE de ce thème, elle est consacrée à Menâa durant la guerre 54-62.
À l’exemple des autres aurèsiens, les gens de Menâa ont aussi connu les SAUVAGERIES de la France coloniale et ont subi des représailles, des atrocités et des horreurs, à savoir viols, tortures, enlèvements et exécutions.
Plusieurs témoignages de citoyens français, particulièrement celui d’un soldat muté à Menâa en 1956, étayent et corroborent les crimes de leur PATRIE : les crimes de la France coloniale dans cette région.
20.1 - Le livre de Roby Bois
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Débutons par le témoignage ou plus exactement par le livre de M. Roby Bois : un auteur bien connu et aimé de la population de Menâa.
En effet, celui-ci a vécu à Menâa de 1948 à 1959, donc il a connu sa population et sa région avant et après NOVEMBRE 1954; par ricochet, son livre nous raconte sa découverte de l’Aurès et de ses régions, sa rencontre avec la population berbère, l’apprentissage de la langue chaouia, ainsi que son témoignage (comme témoin oculaire) des atrocités de la France coloniale dans cette région, sa dénonciation de la torture, etc.
Concernant la torture et la S.A.S [3], voyez les chapitres et les annexes suivants :
- Journal, pages 113 et séq. (L’auteur relate le 1er novembre et plus précisément les mois de novembre et octobre 1954 à Arris et à Menâa),
- La guerre, pp.154-175. (L’arrivée des soldats à Menâa, les embuscades, autres),
- Torture, pp.179-198 (L’auteur donne, entre autres, plusieurs noms de menâaouis torturés ou tués en 1955, sa lutte contre l’injustice française et la dénonciation de ses crimes en Algérie),
- Annexe XII, pp-274-277 (Un extrait du témoignage du soldat Jacques Pucheu sur les crimes commis à Menâa),
- Annexe XIII, pp 278-279 (Un autre témoignage de la citoyenne française, Mme Suzanne Cook, habitante de Menâa en 1955)
Enfin, avant de vous laisser à la lecture du compte-rendu de l’éditeur du livre en question, j’aimerais ajouter, en rappel, cette information :
C’est grâce à cet auteur, M. Roby Bois, que les gens de Menâa et ceux des régions avoisinantes doivent leur richesse fruitière en abricot nommé "er-rosi", le rosé: un fruit ayant un goût et couleur uniques, en outre son noyau est comestible en guise d’alternative aux amandiers qui ne prospèrent pas efficacement dans la région à cause du froid aurèsien [4].
À présent, voici un extrait du compte-rendu de l’éditeur :« Menâa. Oued Abdi. Algérie. Ces récits relatent "la vie à Menâa", avant la guerre d'indépendance algérienne : années de lumière et de louange; puis, automne 1954, la guerre, les longues années de nuit et de sang, mais aussi de foi et d'espoir, dans la crainte de voir se dissoudre l'amitié entre nos deux peuples.
L'instituteur Guy Monnerot assassiné. La violence, de part et d'autre, les embuscades, les bombardements, les exécutions, la torture, les rencontres : Germaine Tillion. Jacques Soustelle, Vincent Monteil, Pierre Claverie, Tania Metzel . . .
Automne 2004 : le voyage de Menaâ, parcours de mémoire et d'amitié. L'espoir d’un peuple libre - amazigh - sous la grêle des démentis. »
20.2 Références et URLs
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I - Roby Bois, Sous la grêle des démentis. Récits d’Algérie (1948-1959), Paris, L’Harmattan, 2009
URL : mediafire(point)com/file/z0dmarohhoedwmk/
À noter que la partie relative à Menâa est reproduite aussi en Annexe XII du livre de Roby Bois. Quant à l’article original, ses coordonnés sont: « Témoignages : Jacques Pucheu, Un an dans les Aurès; Revue Les Temps Modernes, n° 139, Septembre 1957, pp. 433-447 »
II - Un excellent article qui nous parle aussi de ce livre et de son auteur, Roby Bois, est celui-ci :
- Ali Chibani, « Guerre d’Algérie : un goût de cendre », La plume francophone, 2010.
- URL : la-plume-francophone. over-blog(point)com/article-roby-bois-sous-la-grele-des-dementis-44236238.html
21.1 - Le témoignage du soldat Jacques Pucheu
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Le témoignage qui a vraiment bouleversé émotivement certains français de l’époque de la guerre 54-62, en les faisant découvrir les crimes de leur pays en Algérie, est celui du soldat Jacques Pucheu.
Un témoignage publié en septembre 1957 dans la revue « Les temps modernes » sous le titre : Un an dans les Aurès.
À propos, cette revue fondée par les penseurs et philosophes Jean-Paul Sartre & Simone de Beauvoir était comme une vitrine de la guerre d’Algérie en Europe.
En effet, elle dédia à partir de 1955 plusieurs articles à la guerre 54-62, à l’injustice de la France coloniale en Algérie ET en dénonçant ouvertement la torture.
C'est pour cette raison qu'elle a été saisie CINQ fois par les autorités françaises de l’époque.
D’autant plus, ces articles ont été repris et reproduits par diverses publications, revues et livres, d’où le poids et l’écho mondial de cette revue.
À titre d’exemple, l’article du témoignage de M. Pucheu a été reproduit dans le livre intitulé : « Les crimes de l’armée française, Algérie 1954-1962 ».
Ceci dit, revenons maintenant au contenu de ce témoignage.
M. Pucheu a servi en Aurès d’avril 1956 à avril 1957; une année complète répartit comme suit :
1 - Deux mois dans la région de Khenchela où il était témoin d’incendie de maison, arrestations, coups de crosse, interrogations, décès sous la torture, etc. (deux pages de témoignage sur cette région, pp. 63 à 65),
2 - Quelques mois à Biskra (deux pages aussi, pp.66-67)
- Description des crimes des tirailleurs sénégalais à Biskra (cadavre mutilé, incendie de ruelle, vols, massacre et tortures).
- Des opérations en Aurès à partir de Biskra : fusillades, incendies, bombardement des villages aurèsiens, etc.
3 - Six mois à Menâa, d’octobre 1956 à avril 1957 (trois pages de témoignage, pp. 68-70)
- Arrestations et tortures à l’électricité, au supplice de l’eau, pendaison par les pieds, brûlures à la cigarette, coups, autres ;
- Suite à une attaque des fellagas, la France coloniale riposte en exécutant une dizaine de civils, l'un d'eux a été jeté vivant d’une falaise.
- Viols;
- Dynamitage de deux villages dans les environs de Menâa;
- Etc.
L'extrait qui suit est un paragraphe de l'introduction, mais il donne bien un avant-goût du contenu de ce témoignage : « J’ai servi en Algérie pendant un an comme homme de troupe de la classe 54-2 B (d’avril 1956 à avril 1957).
Rentré en France, je suis marqué par la honte et désespéré de m’être presque toujours heurté, dans l’armée, à un mur d’indifférence ou de haine lorsque j’essayais de protester auprès des gradés ou de réveiller la conscience de mes camarades.
Cependant en France, j’ai repris un peu d’espoir en apprenant que beaucoup de militaires avaient dénoncé ce qu’ils avaient vu en Algérie. Mais leur témoignage a été mis en doute, il a été affirmé que les faits énoncés étaient exceptionnels et que l’indignation de ces témoins était d’autant plus grande que les violences étaient rares.
Aussi ai-je cru nécessaire de résumer, d’après les notes prises pendant mon séjour, un an d’histoire de la compagnie dont j’ai fait partie. Il s’agit d’une compagnie très moyenne, ni particulièrement tortionnaire, ni spécialisée dans la pacification. Au cours de conversations avec des camarades d’autres compagnies, j’ai pu me rendre compte que leur ambiance et leur méthode de guerre étaient les mêmes que les nôtres (souvent même les violences y étaient plus importantes et plus répandues).
Le récit que je ferai de mon séjour dans les Aurès sera volontairement terne, car je veux essayer de le relater le plus froidement possible.
D’autre part, lorsque je relaterai des faits dont je n’ai pas été le témoin oculaire, je le signalerai toujours, bien que je n’aie retenu de ces faits-là que ceux authentifiés par un ensemble de témoignages concordants… »
21.2 – Référence et URL de l’article :
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- Jacques Pucheu, « Un an dans les Aurès, 1956-1957 », in: Pierre Vidal-Naquet, Les crimes de l’armée française, Paris, 1975.
- URL : mediafire(point)com/file/0dfj8hgcyx3wsir/
Conclusion :
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Étant donné la richesse du patrimoine culturel de Menâa, je suis conscient qu'il reste énormément de rubriques à développer [5] & [6].
Néanmoins avec les 4 messages de ce thème, j'espère avoir abordé, même sommairement, quelques-uns de ses aspects culturels et de sa richesse patrimoniale.
Bonne lecture
Notes :
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[1] Les liens internet relatifs au thème Menâa
1.1- L'URL de la première partie, commencée en 2008, c'est:
- frebend.annulab(point)com/forum/read.php3?f=1&i=16519&t=16519
1.2- Pour la deuxième partie, c'est :
-frebend.annulab(point)com/forum/read.php3?f=1&i=18739&t=16714
1.3 - Quant à la troisième partie, son URL est :
- frebend.annulab(point)com/forum/read.php3?f=1&i=18743&t=16714
[2] - Notes et remarques sur la fête de "tifeswin" et le jeu de "takurt".
Au message précédent, j'avais parlé et reproduit des articles spécifiques à ces deux patrimoines culturels mais uniquement dans la région de Menâa et en Aurès. Cependant pour des études détaillées, analytiques et comparatives, on doit aussi connaître le déroulement de ces festivités dans les diverses régions de la Tamazgha et du monde.
2.1 - Tifeswin & tkurt à travers la Tamazgha.
2.1.1 - En Libye : On ne trouve pas vraiment beaucoup d'études relatives à ce sujet sur cette région de la Tamazgha. Neamoins, le travail de Mme Pâques que j'avais cité la dernière fois nous donne une bonne idéé du jeu de "takurt" chez les Touaregs de la région de Ghat.
Il est quasiment identique à celui de Menâa : il se joue pendant 3 jours, entre villages de la région ET avec beaucoup de violence. L'url de cette étude est :
- Viviana Pâques, « Le bélier cosmique - son rôle dans les structures humaines et territoriales du Fezzan », Journal de la Société des Africanistes, 1956, T.26, pp. 211-253.
- URL : persee(point)fr/doc/jafr_0037-9166_1956_num_26_1_1943
2.1.2 - Autres régions de la Tamazgha : Contrairement à la Libye, les autres régions de la Tamazgha foisonnent d'etudes sur ce sujet, citons à titre d'exemple les travaux de Jean Servier, ceux de Doutté, de Laoust, Westermarck, Genevois, Destaing, etc.
Plusieurs études ethnographiques et anthropologiques de ces auteurs se trouvent déjà en ce forum; Cf. ces deux URLs :
- frebend.annulab(point)com/forum/read.php3?f=1&i=18500&t=16714
- frebend.annulab(point)com/forum/read.php3?f=1&i=18518&t=16714
En passant, ce sont les travaux de ces éminents chercheurs que le CHARLATAN Ed-Dejjal el-Aâouer qualifia de CUIVRE comparativement à ses spectacles de clown du carnaval de janvier qui sont, selon lui, de l'OR.
En outre, il n'avait donné aucune justification pour cette qualification, aucun ARGUMENT.
Comme d'habitude, toujours à la recherche de la POLÉMIQUE quitte à aller jusqu'à Addis Abeba ou parler des élections des années 1980s en 2012, 30 ans après, de plus dans une journée d'étude dédiée à la fête de Yennar !!!
Bref, ça mérite bien une LECTURE OPTIONNELLE, et pour bientôt!!!
Elle sera consacrée à SON VRAI OR. C'est-à-dire, à celui que les prospecteurs d'antan et les dictionnaires d'aujourd'hui appellent l'or des C-ONS, l'or des SO-TS ou l'or des IDI-OTS.
[3] - S.A.S : La note ne fait pas allusion à la Section Administrative Specialisée de l'époque coloniale, mais à la lettre que le charlatan Ed-Dejjal el-Aâouer, Msâreq, devrait envoyer aux historiens de la référence mondiale en langue française pour qu'ils changent leur définition du terme "zouave" en la substituant par la sienne : « zouave = acronyme au même titre que la SAS ».
C'était avant que cet "aveugle" cognitif tombe dans le trou qu'il essaye de contourner.
En d'autres mots, c'était avant son CD musical d'une durée de 3h : une mélodie SUAVE ou zouave pour endormir les élèves de la maternelle et les trisomiques 21 avec des âneries plus ronflantes que jamais!!!
Après tout, n'est-il pas DANS le même livre qu'il a découvert sa LOUIZA la stripteaseuse?
Donc, ça résume tout!!! Mais, gardons le reste des commentaires pour le mois de décembre.
[4] - Un autre délire de Msâreq pour duper les menâaouis :
Je crois que c’est l’article de M. Morizot sur Tfilzi (reproduit au message précédent) que le charlatan Ed-Dejjal el-Aâouer a lu, mais avant de le comprendre, le voilà se précipiter pour donner des leçons aux menâaouis sur leur village en les disant que la présence des romains à Menâa s’explique par leurs expériences sur la culture du palmier en ces lieux !!!
Autrement dit, Rome a créé une station expérimentale à Tfilzi en dépêchant ses botanistes au cœur des Aurès pour faire des tests sur le palmier!!!
Pense-t-il que les romains, sont-ils tellement idiots, comme lui, au point d’ignorer que le palmier est un arbre des zones chaudes, et toute tentative de culture en dehors de certainess aires se traduira obligatoirement par de piètres récoltes et de qualités médiocres ?
Sont-ils tellement idi-ots, comme lui, au point de choisir une région montagneuse, froide, tellement difficile d’accès au détriment d’El-Kantara ou de Biskra par exemple, pour l'installation leur laboratoire botanique : zones plus chaudes, faciles d’accès, etc.?
Existent-ils des gravures associant Tfilzi à cet arbre?
Existent-ils des inscriptions latines ou libyques reliant Tfilzi à cette culture?
Ce charlatn pourrait au moins s’inspirer de la culture de l’abricotiers dont Menâa est connue depuis que la tradition orale s’en souvient (tamurt n el-berquq d el-fermas) . C’est à dire, bien avant les l’arrivée des français ou des turcs, et probablement avant l’arrivée des romains aussi.
Après tout, un aveugle cognitif ne pourra jamais voir plus loin de son nez : plus loin que ses techniques de Msâreq!!!
[5] - Je fais référence aux rubriques qui rentrent dans la composition d'une monographie villageoise, mais que je n'ai pas pu intégrer au corps du thème Menâa par manque de documents, donc je les cite ici, brièvement et en marge, comme notes et remarques seulement :
5.1 - Recensements de la toponymie du village, particulièrement les noms des parcelles foncières en montagne et ceux des jardins.
5.2 – Les chansons : je pense entre autres à celles de la guerre 54-62; des chansons spécifiques dédiées à un héros local ou à une bataille de la région mais qui ne sont pas connues ailleurs, or quasiment chaque village auresien avait le sien, son héros, durant la période en question.
5.3 - Fêtes religieuses locales : les "zerdas", les visites aux tombeaux des saints locaux, les "ziaras" des lieux sacrés de la région, l’histoire de sidi Moussa et de sa mosquée, les zaouïas, etc.
À ce sujet, Menâa se distingue par la zaouïa Al –Qadriya.
Certes, on a déjà reproché à la famille de ses fondateurs plusieurs faits, comme : d’être à l’origine de la destruction du village da Nara, d’enlèvement des filles de Menâa et de la région pour les exploiter sexuellement, d’imiter le bey de Constantine, d’être des collaborateurs des trucs de l’époque et ceux de la France coloniale ensuite (du moins avant 1940), etc.
Néanmoins, cette zaouïa fait partie intégrante de l’histoire et du patrimoine culturel de Menâa. Elle a contribué à l’éduction religieuse de ses enfants et ceux des environs pendant TROIS siècles, depuis 1660 jusqu’à la fin des années 40s du siècle dernier; c’est-à-dire jusqu’à l’avènement des partisans de l'institut Ben Badis de Constantine en Aurès, qui ont converti l'influence de cette zaouïa al-Qadriya au profit des oulémas réformistes.
De plus, malgré les reproches cités précédemment, le sang de la famille fondatrice de cette zaouïa s’est mêlé et mélangé avec celui des martyres, les chouhadas, des Aurès durant la guerre 54-62.
Je n’ai pas pu trouver d’études détaillées sur cette zaouïa, mais quelques auteurs socioreligieux lui consacrèrent quelques lignes ou paragraphes tout en citant comme référence un document des Archives d'Outre-Mer d'Aix-en-Provence, France, ainsi que celui des fonds de Fanny Colonna.
Bref, pour le moment on peut se contenter de cet article de journal qui a fait un très bon résumé sur cette zaouïa :
- « La zaouïa de Beni Abbes de Menaâ (Batna), un des plus anciens lieux de savoir dans les Aurès », APS, 8 août 2013
- URL: djazairess(point)com/fr/apsfr/316439
5.4 - Autres : les jeux et les contes inhérents à chaque village font aussi partie intégrante d’une monographie villageoise et de son patrimoine culturel.
Concernant Menâa, je me permets de mentionner quelques-uns, mais sans trop de détails évidemment :
- Le jeu de « el-kerkara (?) » : glisser et skier sur les feuilles du figuier de Barbarie;
- Le conte des 99 sources de Taserrift;
- La légende de ses deux rivières, qui lors de leur rencontre, durant les crues, se mettent à tourbillonner (ad letteram: : se chicanent pour frayer un passage) au point de « menacer » la fondation du village, mais le sang et l"adan" d’un "taleb" les apaisent afin de poursuivre tranquillement le parcours commun.
- Le conte de sidi "Sidi" Abdellah et de son cheval qui ont laissé leurs traces et empreintes dans la région : pour l’un ce sont ses sabots gravés sur l’une des montagnes rocheuses entourant Taserrift, plus précisément sur le flanc nord-est; pour l’autre ce sont celles de ses éperons sur l’ICC AZIZA.
- Etc
[6] – Ces dernières légendes et fables m’ont fait penser au conte de fées du CHARLATAN Ed-Dejjal el-Aâouer qu’il débita et passa, par ses techniques de Msâreq, pour des FAITS HISTORIQUES, je le cite en substance : « de retour de Menâa (le père de la Kahina) trouva sa femme en couche, quand on lui présenta sa fille il s’exclama : daya !!! d’où le nom de Dihya »
Malhonnêteté intellectuelle à l’état PURE!!! (Séjour du père à Menâa, daya = Dihya, etc.)
Dérision intellectuelle!!!
Illusion de la connaissance!!!
Fausse connaissance!!!
Les "connaissances" d'un @!#$ qui veut faire de l'histoire par ses contes de fées!
On dirait que son inspiration remonte au modus operandi des "blagues", datant du moyen âge, dont regorge le livre nommé " Kitab al Adouani".
A titre d'exemple, Constantine/ Qsemtina = Qser Tina, et on crée un conte explicatif à ce sujet: sur ce Qser.
Des contes de fées justifiant leur ignorance du nom de l'empereur Constantin
C'est à ça que se LIMITE leur savoir et leur connaissance.
Idem pour le charlatan
À vrai dire c'est ça l'élégance de l'ignorance.
En d'autres mots, combler une ignorance par une fausse connaissance;
Substituer une ignorance par une AUTRE.... ignorance, etc. !!!
C'était un EXEMPLE concret de ce que dénonçaient le physicien, le lauréat du prix noble et le philosophe que j’avais cités l’année dernière au message parlant de « ASEGHYEL n wegdud » ou « al-isti3mar bi el-istiHmar ».
D’ailleurs c'est avec leurs citations que je conclus cette partie des notes et remarques :
- Méfiez-vous des FAUSSES CONNAISSANCES, c'est plus DANGEREUX que l’IGNORANCE.
- Le plus GRAND ENNEMI de la CONNAISSANCE n’est pas l’ignorance ; c’est l’ILLUSION de la connaissance.
- Celui qui ne sait PAS et qui CROIT qu’il sait, c'est un SOT : ÉVITE-LE.
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