Auteur: Awaris
Date: 2007-04-17 14:10:55
Autres études sur les Nememcha - Un aperçu
1) La note de Masqueray, sur la confédération des Nememcha, a été suivie, 13 ans après, par les travaux de A. Vaissiere. Cette dernière étude est présentée sous forme d'une monographie intitulée « Les Ouled-Rechaich » .
Au fait, notez que plusieurs paragraphes, provenant des travaux de Masqueray et de Vaissiere, ont été reproduits tels quels, sans valeur ajoutée, par De Lartigue, dans son livre « La monographie de l'Aures »
Vaissiere corrobore plusieurs points cités par Masqueary, tout en élaborant d'autres, en particulier la généalogie des Ouled-Rechaich et par ricochet celles des autres tribus de cette confédération, les mœurs et coutumes, etc.
Les études confirment, entre autres, l'influence arabe / hilalienne qui est très visible chez toutes les tribus (hilalienne/ arabe, berbère-arabisée ou berbérophone). Leur tradition orale et les contes rapportés favorisent explicitement l'élément hilalien ( voir les récits de Nabet le hilalien, Ahmed le hilalien, El-djazia la hilalienne, les maximes, les chants des rehaba , etc.).
Bref, je vous laisse à la lecture de ce commentaire, relatif à la même étude, il est produit tel quel: « Les mœurs et coutumes des Oulad Rechaich ne semble pas offrir de détails particulièrement intéressants. Il faut remarquer cependant que, quoique d'origine chaouia, ils revendiquent la nationalité arabe, par admiration pour les faits et gestes de leurs conquérants, lors de l'invasion hilalienne......ils sont d'ailleurs, dit l'auteur, devenus de vrais fils du Prophète... »
De cette étude, je posterai prochainement quelques contes avec commentaires ainsi que la section, qui n'était pas assez développée par Masqueray, soit : les Nemenchas à l'époque des Hafsides.
2) Les liens entre les membres de la confédération Nememcha étaient très solides, et ses membres vivaient depuis toujours en excellents termes, inter-tribus et inter-fractions. Cependant les historiens nous rapportent un seul événement dramatique, une bataille entre deux fractions; selon l'auteur, l'une des Allaouna et l'autre de la tribu des Brarcha ( il s'agit de la fraction des Olued khlifa).
Cette bataille a été préméditée par les amateurs de la "FITNA", "les constructeurs d'anza" , par ceux qui en retirent les avantages. Plus précisément, par les goums, afin de plaire à leur maître et afin d'affaiblir cette confédération.
Le combat a été reporté sous forme d'un poème de plus de 100 vers. Après les dégâts, tout le monde regretta ce fâcheux événement.
Voici un extrait, ce sont les derniers vers de ce poème (il sera posté intégralement sous peu) :
Ma tribu est depuis longtemps la plus digne de louanges,
Les hommes ne reculent pas devant la bataille.
Pourquoi, comme autrefois, au temps des nefras
N'acceptez-vous pas la médiation des Brarcha et les Oulad-Rechaich?
L'horreur me poursuit, de ce grand jour parmi les jours de compassion,
Où se rencontrèrent deux tribus soeurs et de même origine.
Comme du feu tombant sur du feu dans un pays desséché,
Les coups de sabre se succèdent et les hommes tombent percé par le sabre.
Le fils implore son père, lui demandant de s'arrêter.
Ce jour ne peut être surpassé en horreur.
Lemouchi (sing. de Nememch) endormi à jamais, ta chair sera la pâture des bêtes.
C'est comme si un homme devenu fou se coupait un bras avec l'autre.
Dans cette bataille il n'y a eu ni gloire ni intérêt,
Mais c'était écrit.
(à suivre)
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