Auteur: Aliwen
Date: 2012-11-10 08:46:19
<< …Nous avons fait un long chemin avant d'éprouver le besoin, depuis les origines, de retrouver nos racines, au lieu de nous tourner le dos comme autrefois en tant que peuple, culture et civilisation…>>
Mahdjoub Aherdan
<< Laissez dire, laissez-vous blâmer, condamner, emprisonner, laissez-vous pendre, mais publier vos pensées. Ce n'est pas un droit, c'est un devoir…>>
Paul - Louis Courrier
Le peuple Amazigh
dans l'histoire selon les textes
Extraits de textes
En guise d'introduction
<<…Assumer objectivement notre passé, c'est aussi un devoir de mémoire, sans exclusive, à l'égard de nos ancêtres martyrs….>>.
M.O. Medjeber
<< Je crois que c'est surtout une question d'identité, si l'on ne connaît pas son passé on ne peut connaître son présent …et à plus forte raison on est incapable de prévoir l'avenir…>>.
August Wilson
1. Origine du peuple Amazigh (extrait)
<<…D'après la genèse, Abou El - Hassen Chadli prétend que @!#$ créa Adam 6000 ans après la terre, mais il y eu le déluge et Noé ayant été seul, avec sa famille, sauvé du déluge, ce fut naturellement sa postérité qui repeupla le monde…>>
Gaid Mouloud
selon Ibn Khaldoun (extrait)
<<…Mais pourquoi nous arrêter aux sornettes que l'on a ainsi débitées au sujet des origines Berbères ? … Maintenant le fait réel, fait qui nous dispense de toute hypothèse est ceci : les Berbères sont les enfants de Mazigh fils de Canâan, fils de Sem, fils de Noé…On ne doit admettre aucune opinion que la nôtre, elle est la seule qui soit vraie et de laquelle on ne doit s'écarter…>>.
Gaid Mouloud
A l’aube de l’humanité, de petits groupes humains vivaient en Mésopotamie. Ils se font appeler « Sum Er, anagramme de Mas Ir».
Puis d’une découverte à l’autre, dans la vallée de l'Euphrate, des pans entiers de villages ont vu le jour où s'ébauchent l'agriculture (igren) et l'irrigation (tiregwa), nécessaire pour maîtriser les crues brutales.
L'irrigation par canaux apparaît (comme celle de l’oued M’Zab, en Algérie). La métallurgie du cuivre apparaît dans certains villages. Les marchands d'Our (ir) vont, par mer, faire du commerce sur la côte de la péninsule dite « arabique ».
De cette période, il ne reste que des ébauches de maisons à la technique architecturale élaborée, trouvées dans le village fortifié de Tell Assawwan (du tamazight au français - la montée), près de Samarra (autre anagramme de Mas Ir ou Mazigh) .
C'est à cette époque que le climat chaud provoque une montée du niveau de la mer, qui atteint les villes d'origines Amazigh comme Lagash ( l ag as ) et Eridou (Ir idu).
A la fin de cette ére apparaissent les villes de la grande civilisation Sum Erienne ( anagramme de Mas Ir – Mazigh), notamment Uruk ( ir u kel).
La civilisation sumérienne atteint la Mésopotamie, où les populations se sédentarisent et adoptent le mode de vie urbain et deviennent des Babyloniens « Vev iluniens – du tamazight au Francais: Ceux qui appartiennent à @!#$ l’unique : ilun».
Au IIe millénaire, Babylone ou Vev ilun, «Ceux qui appartiennent à @!#$ l’unique : ilun» et non pas - la Porte des Dieux », domine la région.
Ham u rabi (vers -1790-1750) – Aguelid Vev ilunien ou babylonnien, y établit une monarchie centralisée, et fait rédiger son fameux code, qui contient les premières lois écrites de l'humanité et répandent dans toute la Mésopotamie leur langue – la langue Amazigh.
Code de Ham u rabi
Le code d'Ham u rabi est gravé sur une stèle de basalte noir de plus de 2 m de hauteur. Sur la partie supérieure, Sam as, le Seigneur de la lumière ou du jour, présente à Ham u rabi un anneau symbolisant le pouvoir législatif. Au dessous est gravé un long recueil de sentences royales jugées exemplaires.
Le code de Ham u rabi est un recueil de cas juridiques gravé sous le règne du roi de Vev ilun, Ham u rabi. Il constitue le plus ancien corpus juridique connu à ce jour.
Vers la fin de son règne (1793-1750 av. J.-C.), Ham u rabi, fondateur du premier royaume de Vev ilun, fait graver un recueil d’édits dans plusieurs villes du royaume.
C’est pendant l’hiver 1901-1902 qu’une copie de ce code, gravée , est découverte par une équipe d’archéologues en Irak sur l’emplacement de l’ancienne ville d’Élam. Ce bloc gravé se trouve actuellement restauré au musée du Louvre, à Paris.
Le texte de ce code se divise en trois parties. Il commence par un prologue où Ham u rabi présente son empire et son peuple, et se termine par un épilogue, où il appelle au respect de son code. Au centre figurent 282 articles, dont le contenu s’apparente davantage à une série d’amendements apportés au droit coutumier Vev ilunien qu’à un code au sens strict du terme.
Ces articles décrivent la procédure légale en vigueur, énoncent les peines prévues en cas d’accusations injustes ou de faux témoignages et les sanctions opposables aux magistrats en cas d’abus de pouvoir. Les articles suivants concernent l’exercice du droit de propriété, le régime des dettes, des prêts et des dépôts et traitent également des règles régissant le droit de propriété et l’organisation de la famille.
Les paragraphes concernant les blessures corporelles indiquent les peines prévues à l’encontre des médecins en cas d’échec d’une opération ainsi que les peines sanctionnant les dommages causés par la négligence dans diverses professions. Le Code fixe les tarifs pour les services fournis dans la plupart des branches des métiers et du commerce. En revanche, le code d’Ham u rabi ne contient pas de lois concernant la religion.
La base du droit criminel est le principe de l’égalité des représailles. Le Code s’efforce de promouvoir la justice en organisant la protection des plus faibles (les femmes, les enfants, les esclaves) contre les exactions éventuelles des puissants.
Son aspect novateur réside dans l’attention particulière qu’il attache à l’équité individuelle, ainsi qu’aux principes régissant les relations commerciales.
L'empire babylonien (Vev ilunien) se reconstitue alors, et Vev ilun - Babylone devient célèbre pour ses monuments et ses richesses. Nabuchodonosor Le Glorieux (604-562) s'empare de Jérusalem (Jer U Mas ilun), transfert le contenu du Temple, invite les hébreux en Babylonie, organise un système administratif rigoureux, et rend sa splendeur à Babylone.
Selon certains auteurs, c'est lui qui aurait fait édifier les fameux « Jardins suspendus », l'une des Sept Merveilles du monde, pour consoler son épouse, une princesse Perse, nostalgique des verts coteaux de son pays natal.
Après que fut fondé en Mésopotamie, le royaume de Vev ilun -Babylone, le peuple Amazigh, déjà connus sous le nom de peuple Vev ilunien (Babylonien), avait crée d’autres cités-Etats, Our ( Ur ou Ir), Ourouk ( Uruk ou Ir Kel) sagasaki, dignes des meilleures citées contemporaines appelées aussi : cités cananéennes.
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*La parole ou Awal
Par définition, un mot est composé de deux éléments : le son et le sens. L'effet sonore perçu par l'oreille est transmit par vibrations au cerveau où ce mot prend un sens, son propre sens. Ce fut ainsi que le mot Babylone (*) d'origine Amazigh apparaît des profondeurs de l'histoire humaine. Le mystère de ce mot gît, à son origine, dans cette attribution d'un sens à un son, attribution non accidentelle et passagère, mais radicale et permanente jusqu'à nos jours.
Vev ilun, est un mot d'origine Amazigh, obtenu par la juxtaposition de deux mots "Vev" et "ilun" signifiant " l'appartenance pour 'Vev' à un @!#$ l'unique – ilun. Les "explorateurs" linguistique l'ont transcrit en Babylone (Bab et ylone) – le sens obtenu ainsi par association de 'Bab - porte" et "ylone - @!#$ l'unique", est "Portes de @!#$"; Ces sources qui le mentionnent sont erronées et pêchent par goût du pittoresque partisan. On peut certes dans ce cas, invoquer l'indigence des auteurs en matière d'histoire et de la langue du peuple Amazigh. Cependant, il faut bien souligner que d'une manière générale, notre histoire linguistique n'a jamais et au grand jamais véritablement retenu l'attention sérieuse des chercheurs de toutes les époques et de tout horizon, si ce n'est pour renforcer l'aliénation linguistique, culturel et historique du peuple amazigh, à des fins partisanes.
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Prélude à l’Islam
Selon les historiens, les vandales, à leur arrivée au pays Amazigh, ne rencontrèrent aucune opposition véritable de la part des autochtones amazigh en pleine mutation. En effet, les vandales, comme s’ils avaient pour mission, non seulement de nettoyer toute trace romaine en Afrique du nord, notamment en Algérie, mais aussi de détruire les églises, de renvoyer le clergé catholique, les hauts fonctionnaires romain de l’administration, pour certainement favoriser l’enracinement éternelle de l’Arianisme en terre Amazigh.
L’Arianisme, est la religion chrétienne reformée par l’Amazigh Arianus exilé à Alexandrie (Egypte), son raisonnement se base sur le fait que, dans les Evangiles et surtout dans les trois premiers, le Fils paraît subordonné au Père, ce qui veut dire qu’il n’est pas de la même essence divine. D’ailleurs, Arianus dit en substance - « Si le fils était de la même essence , il serait parfait comme @!#$. Il serait donc @!#$ lui-même. Alors, la religion du christ serait polythéiste ». Arianus, conclu, en affirmant que « @!#$ étant d’essence immuable, ne peut engendrer. Or, le fils est créature, donc il n’est pas éternel…or @!#$ est un, éternel et inengendré »…….. Et, l’Islam fut !
Sourate CXII
L’unité de @!#$
Donnée à la Mecque . – 04 versets.
Au nom de @!#$ clément et miséricordieux.
1. Dis : @!#$ est un.
2. C’est le @!#$ éternel.
3. Il n’a point enfanté, et n’a point été enfanté.
4. Il n’a point d’égal
Source : Les Berbères dans l’histoire – Gaid Mouloud , Ed. Mimouni Alger T.1 1990
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Signes d'élection du peuple Berbère enfants de Mazigh
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Selon El imam Abou Zakaria
Livre des biographies et des chroniques des Imams
Nous avons appris que Omar ben el Khottâb (qu'Allah l'agrée), reçu un jour une députation des Berbères Louâta que lui envoyait Amr ben el Aci. Ils avaient la tête et le visage complètement rasés. Omar ben el Khottâb leur dit : << Qui êtes - vous ? >>. Ils répondirent : << Nous sommes - des Berbères Louâta : Chawi>>.
…Omar ben el Khottâb se retourna vers eux. Or Amr ben el Aci avait envoyé avec eux un interprète chargé de traduire leurs paroles s'ils étaient interrogé par Omar ben el Khottâb. Ce dernier leur demanda pourquoi leurs têtes et leurs visages étaient rasés. Ils répondirent : << Notre poil avait poussé quand nous étions incrédules; nous avons voulu le changer en entrant dans l'Islamisme >>. Omar ben el Khottâb leur dit : << Avez - vous des villes dans lesquelles vous habitez ? >>. Ils dirent : << Non>> - << Avez - vous des marchés sur lesquels vous faisiez des échanges ? >>. Ils dirent : << Non >>. Alors Omar ben el Khottâb se prit à pleurer. L'assistance lui dit : << Quelle est la cause de tes larmes, Emir des croyants ?>>. Il répondit : << Ce qui me fait pleurer est une parole que j'ai entendue de la bouche de l'Envoyé d'Allah ( que le salut soit sur lui), le jour du combat de Honin. Les croyants pliaient. Je me Tournai vers lui , et je me pris à pleurer. Il me dit << Pourquoi pleures - tu, Ô Omar>>. Je répondis : << Je pleure, Ô Prophète d'Allah, à cause du petit nombre de ces Musulmans et de la multitude des infidèles réunis contre nous >>. Alors l'Envoyé d'Allah dit : << Ne pleure pas Ô Omar, Allah ouvrira une porte à l'Islam du côté du Maghreb, il lui suscitera un peuple qui le glofiera et humiliera les infidèles, peuple de gens craignant Allah et voyant, qui mourront pour ce qu'ils auront vu. Ils n'ont pas de villes qu'ils habitent, ni de lieux fortifiés dans lesquels ils se gardent, ni de marchés sur lesquels ils vendent>>.
<< C'est pourquoi je viens de pleurer, car je me suis rappelé la parole de l'Envoyé d'Allah, et les mérites qu'il a attribués à ces Berbères >>.
Mérites attribués aux Berbères enfants de Mazigh
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• Selon El imam Abou Zakaria
Livre des biographies et des chroniques des Imams
Textes recueillis par
Nous tenons d’un homme de la postérité d’Abou Bekr qu’ Ali Ben Abi Taleb a dit : « Ô gens de la Mecque..Ô gens de Médine, je vous recommande par dessus tout Allah et les Berbères ; car ils vous apporteront la religion d’Allah du Maghreb, quand on l’aura corrompue ici ». C’est d’eux qu’Allah parle dans son livre , quand il dit : « Ô vous qui croyez, il s’en trouve parmi vous qui renient leur religion. Certes, Allah suscitera d’autres hommes qu’il aimera et qui l’aimeront. Humbles envers les croyants, et fiers envers les infidèles, ils combattront pour la foi et ne craindront pas le blâme. Allah accorde sa faveur à qui lui plaît »…
El Bekri a dit aussi : « Quand une bataille a lieu, certes nous combattons, nous autres Arabes, pour les dinars et les dirhams ; mais les berbères combattent pour fortifier la religion d’Allah »…
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Penseurs, historiens... Amazigh parmi tant d autres...
• Qui est Ibn Khaldun
Erudit Amazigh 1332-1406
Ibn Khaldun (1332-1406), historien et haut fonctionnaire Amazigh du Moyen Age. Le lettré et haut fonctionnaire Amazigh Ibn Khaldun, a rédigé la première méthode en historiographie, ainsi que la première histoire universelle des Berbères enfants de Mazigh.
Né à Tunis, Ibn Khaldun — de son nom complet Abu Zayd Abd al-Rahman ibn Muhammad ibn Khaldun — est issu d’une famille Amazigh de lettrés et hauts fonctionnaires installée en Andalousie (Espagne). Il reçoit une éducation soignée, étudiant notamment les textes sacrés à la Grande Mosquée al-Zaytuna. La peste de 1350 qui ravage l’Ifriqiya décime sa famille ; deux ans plus tard, des troubles politiques contraignent le jeune homme à quitter Tunis. À partir de cette date (et jusqu’en 1372), il voyage inlassablement, se mettant au service de plusieurs dynasties Amazigh et de l’Andalousie Amazigh.
Il se rend d’abord à Gafsa, à Biskra puis à Tlemcen où il rencontre Abu Inan (souverain mérinide – dynastie Amazigh, de 1351 à 1358). En 1354, il intègre le corps des hauts fonctionnaires du souverain Amazigh marocain. Emprisonné pendant deux ans pour intrigue politique, Ibn Khaldun recouvre la liberté après la mort du Mérinide. Alors qu’il occupe la plus haute charge en matière de Justice, un complot politique l’amène à quitter le Maghreb pour l’Andalousie. Il devient un proche du souverain de Grenade, Abu abd Allah, avant de reprendre la route vers Bégayet - Bejaïa (en Algérie actuelle) où il devient le chambellan du sultan. À nouveau, des luttes intestines l’amènent à reprendre la route, pour Tlemcen, le Maroc actuel et l’Andalousie d’autan.
Finalement, vers 1372, il s’installe dans la petite cité d’Ibn Salam. Durant quatre ans, il se consacre à l’écriture d’une Muqaddima, (“ Prolégomène ”, 1372), introduction à une histoire universelle rédigée à Tunis, Kitab al-ibar (le Livre des exemples ou “ Livre des considérations sur l’histoire des Berbères, des Persans et des arabes ”, 1375-1379). En 1382, Ibn Khaldun effectue un pèlerinage à La Mecque et se voit offrir une chaire à la prestigieuse université al-Azhar ( construite par une dynastie Amazigh El fatimiyoun) par le sultan du Caire, qui le nomme également grand qadi (juge) malikite du Caire. Vers 1395, il adjoint un appendice à son grand œuvre, le Ta’rif, sorte de présentation de l’auteur. En 1400, il accompagne le sultan à Damas, dans une expédition visant à contrer l’invasion du Mongol Tamerlan. Au cours d’une sortie nocturne, il est capturé et rencontre le conquérant qui est séduit par le génie du penseur Amazigh. Ibn Khaldun parvient à décliner l’hospitalité de Tamerlan et rejoint Le Caire, où il meurt en 1406.
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Voyageur et écrivain Amazigh
Ibn Battuta
1304-1377
Ibn Battuta (1304-1377), voyageur et écrivain Amazigh dont l'ouvrage Rihla (“ Voyages ”) est une importante source d'informations sur l'Asie et le nord de l'Afrique au XIVe siècle
Né à Tanger, Ibn Battuta était Amazigh. Il effectua un premier voyage en 1326, en pèlerinage religieux à La Mecque. Puis, plusieurs voyages l'amenèrent à visiter successivement l'Irak, l'Iran, la mer Rouge, le Hidjaz, le Yémen, l’Egypte, la Syrie, l'Asie Mineure, le sud de la Russie, Constantinople, l'Afghanistan, l'Inde, les îles Maldives, Ceylan, la Chine, l'Indonésie, la Sardaigne et le Sahara jusqu'au Niger.
Après avoir parcouru près des 120 000 km en vingt-huit ans, il dicta alors le récit de ses voyages, intitulé Rilha, où il fait preuve d'un don d'observation bienvenu. Si ses récits sur l'Orient sont postérieurs de près d'un siècle à ceux de Marco Polo, ses relations de l'Afrique constituent l'un des premiers témoignages connus sur le Sahara et les régions du Niger
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sources : Ecarta 2003
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Ibn Tumert
Mis Tmurt
Ibn Tumart (v. 1080-1130), réformateur Amazigh du ârach des Mas muda (Atlas marocain), à l'origine d'une dynastie qui domina l’Afrique du nord et l'Espagne de 1147 à 1269. Influencé à la fois par le théologien musulman al-Ghazali, son contemporain et le chiisme qu'il côtoya au cours d'un voyage en Mésopotamie, Ibn Tumart revint dans son pays qui faisait alors partie de l'empire fondé par les Almoravides, (El Mourabitun) des nomades Amazigh rigoristes. Il s'attaqua à l'austérité trop stricte pratiquée par les adeptes du rite malikite, s'attirant ainsi la vindicte du pouvoir en place (1125). Réfugié dans le Haut-Atlas, il organisa une communauté de fidèles régie par une discipline de fer et se proclama mahdi (“ guidé par @!#$ ”). Il engagea la lutte armée contre les Almoravides (El Mourabitun) qui s'appuyaient sur les Sanhadja. Ses idées furent reprises après sa mort, en 1130, par son disciple Abd el-Mumin, le Khalife Amazigh.
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Arkoun Mohammed
MUHMED ARKOUN l’intellectuel, l’historien et philosophe Amazigh Mohamed Arkoun né le 1er Février en 1928 à Tawrirt n Mimoun en Kabylie est mort le 14 Septembre 2010 à Paris. Il a été considéré le plus influant dans le domaine des études islamiques. Il a été objet de plusieurs critiques des conservateurs islamiques.
Il y a deux ans il avait déclaré à un journal marocain : « si on dit ce qui a été fait pendant les conquêtes arabo-islamique en Afrique du nord, on va déclencher une guerre civile »
Principaux ouvrages de Mohammed ARKOUN :
• Mohammed ARKOUN et Maurice BORRMANS : L'Islam : religion et société. Interviews dirigées par Mario Arosio Traduit de l'italien par Maurice Borrmans. Ed. du Cerf. 1982
• Mohammed ARKOUN et Louis GARDET : L'Islam hier, demain. Paris : Buchet-Chastel , 1982
• l’Humanisme arabe au Xe siècle (1982, Vrin),
• Lectures du @!#$ (1982, Maisonneuve et Larose),
• Pour une critique de la raison islamique (1984, Maisonneuve et Larose),
• l’Islam, morale et politique (1986, Desclée de Brouwer/Unesco),
• Ouvertures sur l'islam. Paris : Grancher, 1992
• Penser l'islam aujourd'hui. Alger : Laphomic ENAL , 1993.
• Mohammed ARKOUN et Joseph MAÏLA : De Manhattan à Bagdad. Au-delà du bien et du mal. Desclée de Brouwer. 2003
• Mohammed ARKOUN, Humanisme et Islam : Combats et propositions, 311 pages, Librairie Philosophique Vrin (4 avril 2005). ISBN 2711617319 ISBN 978-2711617319
• Mohammed ARKOUN, “La pensée arabe, 128 pages, Que sais-je ?, PUF, (1991), 7e édition (10 septembre 2008). ISBN 2130570852 ISBN 978-2130570851
Participation à des ouvrages collectifs :
• La Liberté religieuse dans le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam, Colloque international à l'abbaye de Sénanque. Préface de Claude Geffré. Ed du Cerf, 1981
• Christianisme, judaïsme et islam Fidélité et ouverture. Sous la direction de Mgr Joseph Doré. Ed. du Cerf, 1999
• Histoire de l'Islam et des musulmans en France du Moyen Age à nos jours, Mohammed Arkoun, Collectif, Jacques Le Goff (Préface). Ed. Albin Michel, 200
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En guise de conclusion
CARNET DE VOYAGE
El Watan - Samedi 17 juillet 2010 - page 14
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Un Amazigh à Baghdad
Par Brahim Tazaghart - Auteur, éditeur
<< Je relis plusieurs fois l'invitation du ministère de la culture irakien à participer au premier colloque international de Baghdad sur la traduction. Ma surprise, en tant qu'auteur d'expression amazigh, est énorme. En alignant les idées dans ma tête, je saisis parfaitement l'importance du voyage. Sans trop hésiter, je répond par l'affirmative en envoyant des copies de mon passeport.>>
<< A AZUL FELL - AWEN. ANSUF YESWEN GHER USARAG - A". C'EST PAR CES MOTS QUE J'ENTAME MA COMMUNICATION. J'AI TENU A DIRE CES MOTS EN TAMAZIGHT DEVANT CE PARTERRE D'ECRIVAINS ET D'INTELLECTUELS IRAKIENS ET ETRANGERS, POUR DONNER VISIBILITE A MA LANGUE.>>
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