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Le Blog
Interview du Webmestre sur France3
 Point d'Identité Sans Valeurs
Auteur: amazigh n atzair 
Date:   2009-02-01 12:37:54

Très malheureusement, ce nouvel épisode des émeutes vient d’être entamé à Berriane, Wilaya de Ghardaia, depuis le vendredi 30 janvier 2009, juste après la prière du vendredi et cela, presque de manière simultanée dans les deux quartiers de la Poste et de Baba-Saad. Ces émeutes durent de manière apocalyptique depuis le 19 mars 2008, avec des passages de calme relatif. Depuis la rentrée scolaire de l’année en cours, il ne se passe pas un jour où des élèves des deux lycées du quartier Madagh, actuellement occupé par des arabophones, sont la cible de jets de pierres et de passage à tabac. La moindre des choses à dire, c’est que toutes les mesures prises par les autorités locales, voire nationale, n’ont fait qu’aggraver davantage la situation qui devient de plus en plus chaotique.

Avec ce nouveau déclenchement des émeutes, deux cafés situés au grand rond point de la route nationale n°1 était aussi saccagés et incendiés, avant d’être réduits en cendres. La situation s’est beaucoup aggravée, notamment ces deux dernières semaines, où plusieurs citoyens de la communauté amazighophone ont été tabassés sans qu’il n y ait aucune suite ou arrestation des auteurs qui sont souvent identifiés par les victimes !

Juste après l’éclatement des affrontements dans les quartiers de la Poste, juste en face le siège du commissariat de police, des émeutiers arabophones prennent d’assaut des maisons en les saccageant, pillant et incendiant avant de les quitter tranquillement sans être inquiétés sous le regard des policiers qui se contentent de temps en temps de lancer dans les foules des bombes lacrymogènes sans aucune maîtrise des émeutes ; ce qui a fait monter la tension de l'autre part. En quelques minutes, c’est des centaines de citoyens de part et d’autre qui s’affrontent, et on compte des dizaines de blessés jusqu’à 15 heures de ce vendredi 30/01/2009. Au quartier amazighophone de ighzer (oued) amellal surplombé par le quartier Baba-Saad, c’est la même scène, une panique générale prend les citoyens qui se disent « il faut se détromper, nous sommes livrés à nous mêmes ! Regardez, ils ne font rien même si de temps en temps ils lancent des bombes lacrymogènes de part et d’autre mais sans intervenir vraiment pour disperser la foule » sachant qu’à la placette de Baba-Saad, il y a un poste fixe de la police. Après 4 heures de l’éclatement des émeutes, les affrontements s’attisent et la situation laisse à craindre le pire à la tombée de la nuit du vendredi au samedi.

Les affrontements ont été éclatés cette fois-ci à Berriane juste au moment de la prière du vendredi, un grand nombre de jeunes arabophones, en profitant du temps où les gens se trouvent dans les mosquées pour accomplir la prière du vendredi, est passé aux actes de saccages, d’incendies et de vols. Quelque temps après le déclenchement de ces émeutes, un jeune amazighophone au nom de Benzait Bachir Uw Hamid, âgé de 16 ans, a été assassiné avec une barre de fer par un groupe d’individus armés de sabres, de couteaux et de barres de fer. Cette bande n'a pas trouvé mieux pour rassasier son ignoble haine que de jeter de la terrasse ce jeune assassiné. Sommes-nous devant une nouvelle vague des beni hilal ?? Devant l'absence quasi-totale de l'Etat, tout est permis. À titre d'exemple, des arabophones ont attaqué une maison d’une famille amazighophone en sautant de la terrasse de son voisin. Par conséquent, des jeunes amazighophones sont venus au secours de cette famille et cela, après le refus des policiers postés à la place Baba-Saad d’intervenir. Le brave et le courageux Benzait Bachir a rendu l’âme aux urgences après avoir réussi à sauver une famille. Ainsi, le pire à craindre s’est produit dans cette après-midi du vendredi et ce, bien avant la nuit ! Ces cafétérias étaient à chaque fois ciblées par des jets de pierres. Dans cette évolution, des maisons et des magasins ont été pillés, saccagés et incendiés sous le regard des policiers. La route nationale n° 01 était coupée aux usagés pendant toute l’après-midi par des émeutiers ; et les policiers qui sont à chaque fois priés par des citoyens d’intervenir n’avaient qu’une seule réponse : « On n a pas encore reçu d’ordre !» La circulation mécanique dans cette route Nationale a été rétablie vers la fin de journée. Rappelons que le 22 juillet 2008, des scènes pareilles ont eu lieu à Berriane avec une complicité flagrante des policiers, et qui a été signalé et condamnée par les citoyens. Alors, trois jeunes avaient échappé de justesse à une mort certaine. Ceci apparemment n’a pas été pris en considération et cette passivité, pour ne pas dire complicité s’inscrit dans la durée ! Dans un tel climat d’insécurité totale et d’absence de confiance citoyenne envers la police, tous les scénarios sont envisageables, et le pire reste toujours à craindre. Berriane passera l’une des plus longues étapes de son existence !

Les émeutes, depuis deux jours, n’ont presque pas cessés. Dans cette matinée du 31 janvier, les affrontements continuent d’avoir lieu et ce, en dépit d’avoir dépêché des renforts en forces anti-émeutes. Dans cette situation jamais égalée, un deuxième citoyen algérien vient d’être assassiné par des sanguinaires, il s’agit de Kerrouchi Omar, père d’une famille nombreuse. D’après des témoins oculaires, son assassin est bel et bien le nommé CHEBBA Hammed.

Aucun bon signe n’a l’air d’arriver et ce, depuis le 19 mars 2008. Pauvres ceux qui sont pris entre l’enclume des sanguinaires et le marteau des autorités non seulement incompétentes, mais aussi archaïques.

La situation sécuritaire connaît une débâcle jamais égalée. Jusqu’à présent, les belliqueux arabophones ont directement assassiné avec armes à feu et à blanc 4 amazighophones, et si la situation d’insécurité, que les responsables – cette flagrante dégradation incombe notamment au wali de Ghardaia et au chef de la Daira de Berriane qui, dans l’incapacité de gérer et dans l’absence de toute déontologie et de tout comportement d’un responsable ayant un minimum de savoir-apaiser, ne cessent de tergiverser et font preuve d’une partialité et d’une incompétence digne d’un système archaïque et tiers-mondiste - ont brillée à maintenir et entretenir depuis le 19 mars écoulé. L’éventualité d’une situation qui pourra déboucher sur une guerre civile n’est pas à écarter. Le chaos étant inscrit dans la durée, la ville de Berriane demeure doublement sinistrée, le bilan est à ce jour se résume dans des dizaines de pertes de vie, la « déportation » de plus de 400 familles des leurs logements, l’incendie, le saccage et le pillage de plus de 750 logements et locaux commerciaux, des pertes matérielles dépassant les 47 milliards de centimes. Il y a lieu de faire remarquer que les assassinés sont toujours des amazighophones, et jamais un mozabite n’a assassiné un arabophone. Ceci est dû entre autres à la position de défense que prennent toujours les amazighophones et leur profonde croyance qu’il est strictement pêché par la foie islamique de tuer un musulman, voire un être humain.

Le désarroi est général et généralisé. Comment peut-on espérer régler une crise lorsque un chef de daira s’adresse aux citoyens sur un pied d’inégalité fatal et traite les affaires de toute une ville sur le principe de subjectivisme et de ségrégation ? La sonnette d’alarme reste tirer depuis presque une année, sauvons la situation citoyenne avant d’arriver au point de non-retour. Vivons-nous dans un Etat totalement incapable de préserver les vies humaines et d’assurer la sécurité de ses paisibles citoyens ? Les citoyens deviennent de plus en plus convaincus que les hautes autorités de la République semblent vivre dans un autre monde dans le quel celui du peuple n’a aucune chance d’avoir la moindre place.

L’expression de "valeurs nationales" est le socle de l'identité. Et s'il n'y a pas de valeurs, il n'y a pas d'identité, et s’il n’y a pas d’identité, il n’y a de nationalisme. Et s'il n'y a pas et l'identité et le nationalisme, on ne voit pas pourquoi des algériens se gêneraient-il de déchirer leurs papiers, sommes toute vides de toute symbolique d'appartenance identitaire et nationale. Si le premier responsable du pays prétend le contraire, pourquoi notre maison "Algérie" tarde-t-elle à se construire ? Pourquoi tous ces signes de malheur ? Pourquoi ça sonne creux ? Pourquoi ce statu quo de perdu pour perdu ? La nature, ayant horreur du vide et rappelant constamment l'homme à l'ordre, est quasi-totalement dénaturée. La débâcle, avec ce vécu de terrorisme, de corruption, d'émeutes, de banditisme, devient une réalité flagrante et amère au su et au vu de tout le monde. L’ouie archaïque et archaïsant bloque toute interprétation salutaire de ces signes d'avertissement. Le terrorisme hier, le phénomène d’émeutes et de harraga aujourd'hui, et @!#$ seul sait quoi d'autre de pire demain.

Aujourd'hui, l'humanité est engagée dans un nouveau monde transparent, où la place du mensonge se rétrécit comme une peau de chagrin et dont la force centrifuge exclut tous les obscurantismes ; dans ce temps, l’Algérie continue de sombrer dans des injustices que l’histoire ne pardonnera jamais.

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 Point d'Identité Sans Valeurs  nouveau
amazigh n atzair 2009-02-01 12:37:54 

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