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Interview du Webmestre sur France3
 interview avec ahcene mariche
Auteur: ahcene mariche 
Date:   2008-12-14 19:38:36

- Ahcene Mariche, comment un physicien a-t-il pu devenir poète ?
- Ahcene Mariche :Les germes de la poésie étaient en moi avant que je sois physicien puisque mon grand père maternel est déjà poète
- Certes au moment ou ‘j ai commencé à écrire en 1984, j’ai découvert déjà la physique en étant lycéen. Des années durant en tant lycéen et étudient la physique me suivait.
- Mais je pense que la poésie était en moi, c’est un don car au moment où j étudiais j écrivais aussi des poèmes.
- La physique m a aidé à me faire ma propre touche et mon angle d’attaque dans mes approches et visions, elle m’a ouvert les yeux sur plein de détails importants dans la vie.


- Vous parlez souvent de langue kabyle et pas de langue amazigh. Est-ce pour des raisons linguistiques ou politiques ?
Ahcene Mariche :Si je parle souvent de la langue kabyle, c’est bien pour des raisons linguistiques car ce que je maîtrise le plus est bien le kabyle.
Je spécifie car à plusieurs reprises mes lecteurs me posent des questions sur la langue que
j’emploi beaucoup de mots oubliés de presque tous et pensent que j’ai pris ça du Chaoui, du Targui, du Chelhi, du Riffi , du Chenoui, du Mozabite…
J’aimerai bien pouvoir un jour arriver à englober toutes ces variations linguistiques dans ma poésie, c’est une vraie richesse.

- Dans « Sidi Valentin » vous vous intéressez aux grands amoureux de l’histoire. Pensez-vous que notre époque pleine de guerres et de conflits est –elle ou non propice à l’amour ?
Ahcene Mariche : Il n’y a pas une époque dans l’histoire où il n y a pas eu de conflits et guerres et pourtant l’amour a toujours fleuri et a une grande place dans la nature.
Dans le royaume de l’amour il n’y a ni roi, ni couronne, ni esclave, ni chaînes. Si j’ai fait escale à loccasion de la Saint Valentin chez Valentin et Valentine, Roméo et Juliette, Antar et Abla, Saiyed et Hiziya, Chabane et Drifa Ujajih, Lhesnaoui et Fadhma, c’est pour montrer qu’il est bon, doux, fait rêver et change tout. Il est rebelle, repousse les barrières, ne connaît pas les frontières, les couleurs et le temps. Il n’a pas d’âge, on le vit à tout âge. Dans chaque coin de la terre, un nouveau couple naît.
Tout ère est propice à l’amour simplement maintenant l’égoïsme bat son plein et on chasse vraiment le naturel pour y aller dans la perversion.
L’argent a rendu l’être humain esclave, chair a canon, les frères s’entretuent, alors quelle place trouvera l’amour en pareille période.
Ces couples amoureux sont une référence, on a vraiment à se comparer à eux, et tirer de belles leçons.


- Dans ce beau poème « Sidi Valentin » vous citez des amoureux de différentes cultures et de différentes contrées. Est-ce un appel à l’universalité ?

Ahcene Mariche : Un vrai appel à l’universalité et aussi pour montrer que l’amour ne reconnaît ni les frontières, ni le temps et que l’amour c’est un sentiment noble que tout humain porte en lui.
L’amour est universel, le sentiment est le même juste l’appellation qui varie d’une culture à une autre : Tayri , el hob, amour, love….


Dans vos poèmes il y a beaucoup d’amour, de philosophie et d’humanisme comme dans le répertoire d’Idir. Avez-vous subi l’influence de grand kabyle ou est ce la rencontre de deux grands cœurs généreux ?
Ahcene Mariche :En kabylie en plus du kanoun, la famille , la radio à toujours été une grande école sur les ondes , toute personne a bénéficié des leçons que dispensait les animateurs et les chanteurs qui diffusaient leurs chansons.
Comment ne pas être influencé par des grands maîtres de la trompe de Slimane Azem, Cheikh Nordine, Cherif Kheddam , Ait Menguellet , Idir , Nouara, Ben mohamed, Matoub …
L’artiste en général est généreux de nature donc, nos cœurs se rencontrent facilement sans se donner rendez vous.

- Comment se porte la langue et la littérature amazighe en Algérie ?
Ahcene Mariche :Même s’il y a plein d’embûches, tamazight est sur rail et avance doucement doucement.
On ne peut pas récupérer le retard de siècles en un an ou deux.
L’essentiel, il y a un travail qui se fait, il y a des publications et des élèves qui l’étudie.
Il faut encore beaucoup plus de moyens et encore du temps pour faire une vraie décantation de tout ce travail.

- D’où viennent cette tristesse et cette mélancolie qu’on retrouve dans vos écrits ?
Ahcene Mariche :Il y a bien une gibecière au fond de moi ou j ai mis tout ça et lorsque l’inspiration vient, les mots viennent aisément et s’installent dans mes poèmes comme pour témoigner d’un vécu d’une phase de ma vie.
Comme tout humain, le poète a ses propres souffrances dans sa vie. Ne dit-on pas que ce sont les souffrances qui font que l’homme puisse rimer ?
Les belles choses de la vie on les vit, on les savourent, on n a même pas le temps de penser, mais les affres de la vie nous marquent, nous font souffrir et tout se traduit par des vers.
Moi aussi j’ai eu ma dose de souffrance

- Vous tenez beaucoup à voir vos poèmes traduits dans différentes langues. Est-ce que vous recherchez la notoriété ou vous voulez simplement faire entendre la voix de la Kabylie ?
Ahcene Mariche :Beaucoup d’œuvres littéraires nous sont parvenues en Algérie via la traduction, notre langue Amazighe n’est pas comprise par les non Amazighophone, alors j’ai pensé à en traduire ma poésie et lui donner des ailes pour arriver vers les autres peuples et ça en français et en anglais ainsi que l’arabe. Pour les autres langues ce sont les traducteurs eux même qui m’ont contacté pour leur donner l’autorisation de traduire mes poèmes et cela m’a enchanté vraiment.
Moi je suis un universaliste, je n’aime pas m’enfermer et m isoler. Notre voix mérite bien d’être entendue par tout le monde.

- Qu’est-ce qui caractérise votre style en poésie ?
-
Ahcene Mariche :Ma poésie se situe entre la poésie classique d’une certaine manière par sa structure, sa forme.. et la poésie moderne vu les nouvelles touches que j’ai pu apporter dans mes regards, la manière d’écrire, la touche scientifique, énigmatique et la nouvelle thématique que je veux comme nouveaux souffles à notre poésie pour sortir du cercle habituel et y aller à l’universalité.

- Quel est votre rapport à la peinture et à la photographie puisque certains de vos poèmes sont écrits de la peinture sur soie ?

Ahcene Mariche :L’image, est le vrai lien entre tous ces arts, l’artiste a un regard spécial sur toutes les choses , goûte à tout, se cherche toujours et cherche toujours de nouveaux supports et moyens de faire passer son message. Moi-même j’aime sortir du cercle habituel et j ai voulu me faire une particularité alors j’ai pensé à faire de la gravure sur du velours, à reproduire mes poèmes en tableaux. En ce moment je pense à d’autres supports et techniques aussi.


- Vous utilisez de nouvelles méthodes technologiques pour diffuser votre poésie. Pourquoi cet engouement ?

Ahcene Mariche :Le manque dont on a souffert durant toute une vie nous a offusqué, alors maintenant qu’il y a les moyens, je veux vraiment les utiliser pour rattraper un peu du temps perdu et faire passer le message rapidement puis pourquoi ne pas en profiter de ces moyens qui le permettent aisément.
Je sais que certains messages s’inscrivent dans l’urgence, avec le temps ils n’auront plus leur droit de cité. Dans le passé pour que l’information parvienne il faut vraiment du temps, maintenant avec l’ère de l’Internet, il suffit d’un clic et tout est fait.
Je crois vraiment que le message quand il est prêt, ça ne sert à rien de le couver, il n’en accouchera pas d’autres. Autant lui trouver sa place et le diffuser.

- Vous êtes polyglotte. A quand un répertoire de poésie en arabe ?
- Ahcene Mariche :J’ai déjà édité en trois langues qui sont le Kabyle, le Français et l’Anglais si vraiment les moyens et le temps me le permettront j aimerai apprendre plusieurs autres langues.
- Apres avoir édité 03 recueils en kabyle traduits en français, j ai édité un recueil en anglais en 2007.
- En décembre mon deuxième recueil en anglais sera sur le marché sous le titre « confidence and mémories » .
- Le recueil en arabe qui est une traduction de mon second recueil TAAZZULT-IW( confidences et mémoires) est fin prêt et je compte le mettre aussi sur le marché à la fin 2009.
-Quels sont tes projets ?
Ahcene Mariche: mes projets sont multiples : après avoir édités quatre recueils de poésie et un cd audio de ma poésie accompagnée de musique, j’ai mis la machine en marche : j ‘ai un recueil de poésie en anglais « confidence and mémories »qui va paraître dans 10 jours début décembre 2008)
Ce même recueil sortira quelques mois après en langue arabe
Comme je viens de terminer un autre recueil en Tamazight ( Kabyle) qui sortira au printemps2009.
Je vais éditer aussi un VCD et DVD de ma poésie que j’ai déjà filmé et me reste que quelques poèmes pour terminer le montage avec LAISSAOUI AMAZIGH.
Mon recueil de poésie TAAZZULT-IW (confidences et mémoires) sortira en France au mois d e janvier ou février chez les éditions SEFRABER



- Dernière question. - L’Ahcene de Zikva c’est vous ?
- Ahcene Mariche : Tous les, couples que j ai cité m’ont inspiré par leurs histoires singulières, je me suis joint à eux avec ma dulcinée ZIVKA .On s’est bien retrouvé dans ce royaume.
- Ahcene et Zivka sont les amoureux des temps modernes qui ont bénéficié de l’apport de la technologie et du modernisme.

Interview réalisée par Nadia Bouziane

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 interview avec ahcene mariche  nouveau
ahcene mariche 2008-12-14 19:38:36 
 Ahcène Mariche, mon ami taquineur de muse  nouveau
kamal ahmane 2009-04-12 21:50:39 

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