Google
Publications | Forums | Annonces classées |Rencontrer ou correspondre | Annuaire |Médias |
Le Blog
Interview du Webmestre sur France3
 Menâa
Auteur: Aures 
Date:   2008-10-16 18:53:14

Menâa: la légende fondatrice du village

J'ai inclus « la note » suivante dans le message intitulé " La tradition auresienne de la résolution des conflits"


----------------------------------------------------------------
..... à suivre: la légende fondatrice de Menaa ......

----------------------------------------------------------------



Malheureusement c'était une promesse oubliée! ( du moins temporairement)


C'est en écoutant un document audio posté récemment sur le net, relativement à la légende de la fondation du village de Menâa, que cette promesse m'est revenue à l'esprit.

Comme il vaut mieux tard que jamais, alors voici DEUX variantes de cette tradition locale. L'une est rapportée par M.W Hilton-Simpson en 1921et l'autre par C-M Robert en 1938. Elles sont à-peu-près identiques à la version du document audio.

Probablement qu'une analyse sera suivie, mais en attendant notez que cette tradition ressort un « fait » très répandu chez nos ancêtres : LE PRESAGE.

Bonne lecture

------------------------------------------------

LA FONDATION DE MENAA:

1) Le récit rapporté par C-M Robert:

Sans remonter, si haut, je veux dire la fondation de la Menaa actuelle, telle que me l’a raconté par un de ses anciens caïds, aujourd’hui destitué.

Autrefois - il y a quatre siècles - quatre fractions cohabitaient aux sources de Nara, dont une était en butte aux persécutions des trois autres. On coupait ses arbres, on brûlait ses récoltes; son tour d’irrigation venu, on détournait les eaux; au retour des troupeaux, à l’heure où les femmes traient les chèvres devant les portes, on montait sur les terrasses et l’on les jetait de la terre dans les vases pleins de lait…

Excédée par ces avanies et ces tribulations, cette fraction décida d’aller s'établir ailleurs.

Quittant Nara, elle se dirigea vers le Sud, en suivant l’Oued Abdi. Arrivée à Tigharghar, elle rencontra un homme monté sur une ânesse. C’était Sidi El-Hadj Bou-Dabba (l’Homme à l’Anesse), un derrouiche vénéré pour sa sainteté et ses miracles. (Le même surnom que celui du personnage principal du conte nommé « Hend u bu-teghyult» ainsi que celui du chef religieux des Aurès au 10e siècle « Abou-Yazid. » Les trois alias tirent leur origine du même équidé, ndlr)

Celui-ci interrogea les fuyards: d'où venaient-ils ? Où allaient-ils? Que voulaient-ils ? On lui répondit ce qu il est dit plus, haut… Alors, Sidi Bou-Dabba les convia à le suivre; et se rendant à son conseil la troupe errante fit demi-tour et remonta vers le Nord.

Le lendemain, dès la prière de l'aube, l'Homme à l’Anesse partit et les autres le suivirent. Arrivés au bas d'une colline, l'ânesse urina. Se retournant, le marabout demanda le nom de cet endroit. Et les hommes le renseignèrent.

- Continuons, dit Bou-Dabba, car l'ânesse ne s'est pas roulée.

Ils arrivèrent ainsi au sommet de la colline. Ici, le saint derrouiche descendait de sa monture, qui urina de nouveau et, finalement, se roula. Alors, l’homme enfonça un piquet dans le roc et conseilla aux fugitifs d’édifier là leurs maisons, ajoutant que ce haut lieu serait pour eux un refuge, « Menaa », où @!#$ les protégerait contre tous leurs ennemis. Il dit :

- Ici vos familles augmenteront, elles se multiplieront et formeront un gros village.

Ainsi fut fait. Sur l’acropole abandonnée par les soldats romains, les émigrants de Nara édifièrent leurs gourbis, les agglutinant au roc comme la guêpe ses alvéoles, Menaa était fondée.

Quant à la prophétie de Sidi Bou-Dabba, il suffit d’ouvrir les yeux pour voir qu’elle s’est réalisée; Menaa prospéra et devint ce qu’elle est: le bourg le plus peuplé et le plus beau du Massif.

Toute peine mérite salaire. Avant de les quitter, le Santon parla ainsi aux fondateurs de Menaa :

- Je ne vous demande qu’une chose en retour de mes services, c’est que chacune de vos familles fasse don d’une mesure de blé chaque année à la mienne

Primum vivere

Cette demande fut agréée et cette promesse tenue ab urbe condita. Et pas un Menaoui de 1938 ne songe à s’affranchir de cette coutume séculaire : cette ouada sacrée est devenue un rite.



2) La version rapportée par M.W Hilton-Simpson:

The Kaid, who lodged us in a couple of furnished rooms and treated us royally during our stay, took a keen interest in our work, and furnished us with many details of the history and customs of his people.

Some centuries ago the people now inhabiting Menaa had been driven from their former village higher up in the hills, and were searching for a suitable site upon which to erect a new settlement. While undecided which site to choose they met, near the confluence of the two streams alluded to above, a holy man riding up from Djemora upon an ass, and they decided to seek his advice. Dismounting the stranger said: "Follow my she-ass, and where she rolls there build your village."

The ass roamed around the valley and, ascending the rocky mound upon which the village now stands, she lay down and rolled.

"Here build your village," said the saint, " and call it your Menaa (saviour), for its situation will save you from attacks to come.

Thus Menaa was founded, and to this day, in token of their gratitude to the holy man who chose for them so good a site, the people of Menaa pay a nominal tribute of garden produce every year to his descendants, who dwell in the plains near Barika to the west.

------------------------------------------------

À suivre :

- Paysages

- Description du village

- Menâa et les écrits de Masqueray (extraits)

- Archéologie : quelques inscriptions latines découvertes au même village

- L’antique Tfilzi ( ex. Menaa)

- Étymologie du nom- Tfilzi

- Etc

 http://victorenglebert.photosourcegroup.com/gallery/?imageid=889542
Auteur: Aures 
Date:   2008-11-07 18:56:29

Menâa (suite)


MENAA: paysages

Après la lecture de la tradition historique relativement à la fondation de Menâa, c’est probablement le temps de voir et d'admirer ces belles photos du village. ( Voyez l'URL indiqué au titre de ce message)

Comme C-M Robert l’a écrit en 1938: « C’est le bourg le plus peuplé et LE PLUS BEAU du Massif ». Il ajoute « ce qui fait la séduction de Menaa , c’est le tapis profond, à ses pieds, de ses jardins; c'est la ceinture d'émeraude des vergers qui la cernent »

Bref, bonne contemplation!

NB. D’autres photos du village de Menaa et de diverses régions aurésiennes (Ghoufi, Timsounin, Medina, etc.) sont disponibles au même site

 Re: http://victorenglebert.photosourcegroup.com/gallery/?imageid=889542
Auteur: mammeri 
Date:   2009-01-02 23:53:34

bonjour
je suis un étudient,et j'ai un exposer sur historique de menaa et j'aime que tu m'aide par m'envoyer l'historique exact est plus détailler de menaa
merci avant tous est a plus tard (j'espère)

bilal

 Menaa - description du village 1
Auteur: Aures 
Date:   2010-01-08 19:14:02


Menâa: (suite)


1-la légende fondatrice du village

2-Paysages

3-Description du village

4- Menâa et les écrits de Masqueray (extraits)

5- Archéologie : quelques inscriptions latines découvertes au même village

6-L’antique Tfilzi ( ex. Menaa)

7- Étymologie du nom- Tfilzi

8- Divers
--------------------------------------

3-Menâa: description du village 1

[ Menaa… Ce nom comme une caresse, comme il convient au site !

J’ai vu Menaa sous la neige, ses toits plats en gradins tout scintillants de givre et ses arbres changés en arbres de Noël ;
je l’ai vue sous la pluie, ses argiles détrempées et plus mauves et plus roses ;
je l’ai vue en automne, quand maïs et piments ont remplacé les orges et les blés moissonnés ;
je l’ai vue dans l’écrin de ses vergers en fleurs, floraison si nombreuse que l’on eût dit encore de la neige et du givre ;
aujourd’hui je la vois sous la magnificence dorée de ses maisons, pétillante de lumière, braisillante de chaleur, grésillante de cigales.
Et dans tous ces aspects, Menaa est charmante, et la revoir me cause une joie toujours accrue....

Tous les villages de l’Aurès sont des amphithéâtres, mais aucun ne se dresse sur un socle comparable à celui de Menaa, si parfaitement isolé, si parfaitement conique, qu’on le dirait fait de main d’homme.
Menaa est un paradis dans un cercle d’enfer – un jardin de Virgile dans un bolge de Dante....]


NOTES :

1) la description précédente est tirée du livre de Claude-Maurice Robert « Le long des oueds de l’Aurès », 1938, chapitre - Menâa la ville d’améthyste, pp. 163-168.
Le mot améthyste fait référence aux toits des maisons de ce village, car avant "l’avènement " du béton armé ils étaient recouverts d’une terre couleur mauve intense.

2) On sait que le même auteur a écrit entre 1932 et 1937 plusieurs articles sur les villages aurésiens, l’un d’eux était sur Menaa. Ce dernier, revu et augmenté, est devenu l’un des chapitres de son ouvrage. Voici les références de l’article en question ainsi que son adresse Internet :

Robert Claude-Maurice., « Menâa, capitale touristique de l’Aurès », L’Afrique du Nord illustrée, No. 798, 29 août 1936, pp.4-5 (description + 4 photos)

L’url: megaupload(point)com/?d=KWGFUYKO


Bon téléchargement et bonne lecture

 Menâa (suite)
Auteur: Aures 
Date:   2010-01-22 15:53:07


L'article d'aujourd'hui n'est pas spécifique à la région de Menaa. Cependant, il contient une très belle photo, de ce village, prise à partir de l'ex zaouia des Ben Abbes durant les années 20.

Quant à article comme tel, c'est d'une description géographique et touristique des régions d'Ighzer n Abdi et d'Ighzer Amellal.
Il est intitulé « La région de l'Aurès » et enrichi dune dizaine de photos de nos paysages d'antan. Voici son url : megaupload(point)com/?d=WENV1N20

Bon téléchargement et bonne lecture

 Menâa- description et flore
Auteur: Aures 
Date:   2010-02-05 17:12:12

La flore de Menaa

C'est M. Cosson qui, en 1853, fut le premier BOTANISTE à explorer la flore aurèsienne. Il effectua ses recherches dans diverses régions, spécialement en Ighzer n Abdi, à Chelia, Batna, Belezma, etc.
À ma connaissance, c'est son travail qui demeure, à ce jour, l’unique référence pour la flore de la région. (Note : Il existe une brochure, de 26 pages, publiée par la Société botanique de France et intitulée : Liste des plantes observées aux environs de Biskra et dans l'Aurès. Cependant l’aire géographique explorée dans cette liste est très limitée)
De toute façon ce thème de la "flore auresienne" sera développé sous peu, dans un message distinct, mais pour aujourd’hui voici la section concernant Menaa :

----------------------

1- Description:

La ville de Ménaa , située à environ 900 mètres d'altitude, est construite sur une colline, dans une vallée assez large, vers le confluent de l'Oued Bouzina et de l'Oued Abdi, dont les eaux en arrosent les cultures et les jardins. Ce centre de population est le plus important de ceux que nous ayons visités dans notre voyage de l'Aurès. On y retrouve encore quelques ruines romaines. Une mosquée est construite dans la partie inférieure du village, près de la maison du caïd. Une vaste salle, qui avait servi de refuge au bey de Constantine après la prise de cette ville par les Français, nous est assignée pour notre campement ; mais des légions de puces nous forcent bientôt à déloger, et à installer notre tente sur la terrasse même de la maison.

L'étendue de la vallée, l'abondance des eaux, ont permis à l'industrie des habitants de créer d'importantes cultures et des jardins où le Dattier, qui ne mûrit plus qu'imparfaitement ses fruits, n'apparaît que çà et là comme une réminiscence des oasis que nous venons de quitter. Les jardins et les vergers, groupés sous forme d'oasis, s'étendent jusqu'à l'entrée du ravin creusé parles eaux abondantes et douces de l'Oued Bouzina. De même qu'à Branis et à Djemora, des saguia sont creusées à une grande hauteur sur les parois abruptes des rochers qui encaissent le ravin.

La partie de la vallée, qui n'est pas occupée par les jardins et les vergers, présente des champs entourés de murs en pierres sèches, où sont semés le Blé et l'Orge. A l'époque de notre passage (4 juin), les indigènes étaient tous occupés de la moisson qui commençait. Le Blé était récolté avec la paille entière, au lieu d'être coupé seulement au-dessous de l'épi comme dans la plaine saharienne d'El-Outaïa. Dans le même champ se trouvaient souvent réunies les variétés barbues du Blé dur et du Blé tendre, avec quelques-unes des variétés de nos Blés d'Europe qui y étaient beaucoup moins abondantes.
Dans les vergers se retrouvent l'Abricotier, le Figuier, le Grenadier et la Vigne; le Noyer y est plus rare.
Parmi les cultures des jardins, nous devons noter les Fèves, la Garance qui y est cultivée avec assez d'intelligence, et la Tomate qui n'y est plantée que plus rarement. La présence du Cynara Cardunculus dénote partout la profondeur du sol. Le Laurier-Rose et une forme à larges feuilles du Salix pedicellata croissent eu abondance aux bords des eaux.


2- Liste des plantes observées aux environs de Ménaa ....(à suivre)

 la flore de Menâa (suite)
Auteur: Aures 
Date:   2010-02-19 18:52:42


La flore de Menaa (suite)


2 -Liste des plantes observées aux environs de Manaa

Après avoir énuméré environs 150 plantes par leur noms latins ( Voy. Note +l'URL), l’auteur poursuit la description de ses observations entre Menaa et Chir, en disant :

La roule de Manaa à Chir passe au pied d'une montagne élevée couverte de bois, dont l'essence principale nous a paru être le Pinus Halepensis, mais qu'il ne nous a pas été permis de visiter, car ce lieu était encore pour les habitants un sujet d'effroi.
Sur un des contre-forts les plus abrupts de la montagne, on voit les ruines de Narah véritable nid d'aigle, dont les belliqueux habitants descendaient pour dévaster les cultures de leurs voisins, avant que la domination française lui venue apporter à ces contrées la paix et la sécurité.
A quelques kilomètres de Menaa, les eaux de l'Oued Abdi sont presque épuisées par de nombreux canaux d'irrigation. Aux environs de Chir, le Noyer commence à devenir l'arbre dominant de tous les vergers.


3- Les conclusions de M. Cosson sur son exploration botanique de l’ensemble d’Ighzer n Abdi ainsi que ses impressions sur les habitants de la région.


- Première partie :

La vallée de l'Oued Abdi que nous allons quitter, l'une des plus riches de l'Aurès, est un curieux sujet d'étude pour le voyageur, car, sur une longueur d'environ 15 lieues, il y voit représentées toutes les zones de végétation de l'Algérie, depuis l'oasis du Sahara jusqu'aux pâturages alpestres. Il ne manque à cette fertile vallée, pour rivaliser avec les contrées les plus favorisées, que les belles forêts de Cèdres qui couvrent d'autres parties des monts Aurès.
Dans la partie inférieure de la vallée, de Branis à Beni-Zouik, le Dattier constitue des oasis, et est la culture dominante; à Manaa, il n'est déjà plus qu'un ornement au milieu des arbres fruitiers du midi de l'Europe; à Haïdous, le Noyer et les arbres fruitiers du centre de l'Europe peuplent seuls les vergers ; enfin à Fedj-Geurza se retrouvent seulement encore quelques rares cultures au milieu des pâturages de la région montagneuse.
Les nombreux villages qui occupent les deux revers de la vallée sont construits en terre, il est vrai, mais n'en révèlent pas moins chez leurs habitants un degré de civilisation bien supérieur à celui des tribus nomades qui n'ont que la tente pour tout abri.
La population nombreuse de ces villages laisserait peu de place à la colonisation ; mais il n'est pas douteux que, sous l'influence protectrice de la France, les indigènes ne puissent augmenter encore les richesses d'une contrée déjà fertilisée par leurs travaux et leur industrie.

Il ne faut pas d'ailleurs s'exagérer l'aversion des Kabyles des monts Aurès (Chaouia) pour les chrétiens; nous avons pu avec l'escorte d'un seul spahis parcourir une grande partie du pays, où aucun Européen ne peut pénétrer sans une autorisation spéciale, et cela sans avoir jamais couru l'ombre d'un danger, et en recevant partout l'accueil empressé non seulement des chefs représentant l'autorité française, mais encore des populations elles-mêmes qui nous témoignaient une curiosité bienveillante, et se faisaient un plaisir de nous fournir des difa souvent onéreuses pour de petites localités, et auxquelles notre appétit européen ne nous permettait, à leur grand regret, de ne faire honneur que d'une manière trop imparfaite. Partout notre tente était dressée avant notre arrivée qui était attendue avec impatience, et la reconnaissance de ces braves gens, pour les légers services médicaux que nous pouvions leur rendre, s'exprimait par des signes non équivoques. A Haïdous, je fus assez heureux pour améliorer rapidement, au moyen de quelques cautérisations, l'ophtalmie grave de la femme d'un paysan de la localité, et la preuve de la confiance du mari en mes connaissances médicales ne se fit pas attendre : le brave homme s'empressa de m'amener son mulet boiteux, espérant que ma science, qui avait pu être de quelque utilité à sa femme, ne serait pas moins efficace pour la guérison de sa bête.

- Deuxième partie :

La protection éclairée que l'on accorde actuellement au culte musulman n'est pas un des moyens les moins efficaces de nous rallier des populations qui, pour nous aimer, n'ont besoin que de nous mieux connaître. Le respect de l'influence des marabouts si vénérés de leurs tribus, et la construction de mosquées par les soins de l'administration française, ont plus fait pour empêcher les excès du fanatisme religieux, et prévenir les insurrections, qui prendraient pour drapeau la différence de religion ... ( à suivre)

---------------------------

Notes :

I) L’article de M. Cosson est publié dans une revue spécialisée, par conséquent tous les noms de ses listes (celle de Menaa, de Chir, Haidous, Tlet, Guerza, el Mehmel, etc.) sont en latin, en dénomination scientifique. Les noms vernaculaires chawis et français seront postés bientôt dans un message distinct intitulé « la flore des Aurès ».
À propos, c’est dans les références suivantes qu’on trouve leurs noms en tamazight des Aurès, la tacwit :

- l’article de Mercier : le nom des plantes en chaouia de l'Aurès

- les pages 25 et 26 du livre « تاريخ الأوراس »
( 40 noms en tcawit )


- les noms des plantes, en tacawit, rapportés par Reboud dans son article: Végétation de l’Oued El-Arab & du Dj. Chechar

- diverses sources : dictionnaire du Père G. Huyghe, celui de Ounissi, le livre de Gaudry, les articles de Masqueray, etc.

II) l’URL de la « Liste des plantes observées aux environs de Manaa » est : megaupload(point)com/?d=2NL3EPP1

 Re: Menâa
Auteur: lounissi 
Date:   2010-04-28 19:39:29

merci à vous

 La flore de Menaa (suite et fin)
Auteur: Aures 
Date:   2010-04-30 22:27:17

La flore de Menaa (suite et fin)



- Deuxième partie :

La protection éclairée que l'on accorde actuellement au culte musulman n'est pas un des moyens les moins efficaces de nous rallier des populations qui, pour nous aimer, n'ont besoin que de nous mieux connaître. Le respect de l'influence des marabouts si vénérés de leurs tribus, et la construction de mosquées par les soins de l'administration française, ont plus fait pour empêcher les excès du fanatisme religieux, et prévenir les insurrections, qui prendraient pour drapeau la différence de religion que toutes les persécutions, qui n'étaient pas loin de l'esprit de ceux qui ont longtemps pensé que l'élément indigène devait être repoussé au-delà des limites de notre occupation, sinon entièrement détruit ; car le fanatisme de quelques colons mal inspirés a osé aller jusqu’à-là.


Qu'il me soit permis de citer un fait tout personnel comme preuve de la tolérance religieuse des Chaouia : à Menaa, au retour de l'exploration du ravin de l'Oued Bouzina, dans laquelle il nous avait fallu traverser plusieurs fois la rivière, nous étions fort embarrassés pour changer de vêtements, au milieu du nombreux entourage qu'il nous était impossible d'éloigner ; on nous désigna , sans aucune hésitation, comme un lieu fort convenable pour nous soustraire aux regards des curieux, la mosquée de l'endroit construite par un marabout vénéré.


La race kabyle a été l'objet de trop d'études pour que nous puissions espérer ajouter aux connaissances déjà acquises ; mais nous comprenons trop l'importance de la force humaine, comme principal agent de l'agriculture, pour hésiter à entrer ici dans quelques considérations sur des faits que l'exercice de la médecine dans les tribus nous a permis de constater de la manière la plus authentique. Malgré leur civilisation déjà avancée et leurs instincts laborieux, les Kabyles de l'Aurès ne s'en livrent pas moins à tous les débordements, cause puissante de dépopulation pour une race remarquable par la beauté de son type, et qui, par ses caractères généraux, se rapproche beaucoup de celle du centre de l'Europe.


à suivre : Séjour d'Ahmed bey à Menaa

 Vocabulaire Botanique Aurèsien
Auteur: Aures 
Date:   2010-06-10 16:06:23

Le Vocabulaire Botanique Aurèsien (les noms des plantes en chaouia de l’Aouras)

C’est une étude complémentaire à l’article de M Cosson et à la flore auresienne en général. En fait, il s’agit d’une recherche linguistique recensant plus de 60 noms de plantes en tamazight des Aurès, la tcawit. En outre, l’auteur associe plusieurs vocables en question à la toponymie botanique auresienne et nord-africaine. Autrement dit, c’est un travail lexical, étymologique et toponymique. On l’a déjà commenté comme suit :
"Noms des plantes en chaouia de l'Aouras, M. Gustave Mercier signale certains termes à rapprocher de la toponymie antique qui nous a été transmise par les Romains : ce sont d'utiles indices pour la reconstruction de l'ancienne langue libyque. De plus, dans le dialecte dont il s'agit, les dénominations berbères s'appliquent en général à la flore sauvage, tandis que les espèces cultivées portent des noms empruntés à d'autres langues, principalement à l'arabe."

Les coordonnées et l’Url de cet article sont :
Mercier Gustave, « Noms des plantes en chaouia de l'Aouras », Actes du XIV e Congrès international des orientalistes à Alger, 1905, T2, 4e section, pp. 79-92. Son url est : megaupload(point)com/?d=M5UB8LJ1

Une numérisation plus légère (325 Ko seulement), mais moins nette que la précédente, est également disponible en ligne, au : megaupload(point)com/?d=8L3IPFUL

Bonne lecture
----------------------

NB. la suitede ces divers articles, sur la botanique auresienne, séjour du bey Ahamed à Menaa, toponymie, histoire etc., sera postée après le 15 JUILLET, soit après la coupe du monde de football 2010.

 Commentaires - Toponymie botanique 1
Auteur: Aures 
Date:   2010-08-13 16:02:58


Commentaires relatifs à l’article de Gustave Mercier « Noms des plantes en chaouia de l'Aouras »

Il est utile de contribuer à l’enrichissement de cette étude en soulignant, tout simplement, d’autres vocables botaniques qui rentrent dans la toponymie auresienne ou qui sont des synonymes des plantes citées par l’auteur. On peut même y ajouter des essais étymologies.

I - Toponymie botanique

M. Mercier cite une dizaine de noms de lieux empruntés au règne végétal aurèsien, en voici d’autres qui pourraient enrichir ce "lexique" toponymique.

1- Maghay: le livre « Tarikh al-Awras » identifie cette plante sous le nom de « Tay el Djebel » (1). En fait, ce nom s’applique à plusieurs espèces de « Paronychiées » qui poussent dans les régions aurèsiennes (2).
En Algérie, on a identifié au moins SIX variétés et une dizaine de sous- espèces, d’où les divers noms comme : Tay el Djabel (Thé de la montagne), Tay el-Areb (Thé des Arabes, Thé arabe), Tay Achebi (Thé herbacé), Frach el Arḍ (trad.: couverture, tapis du sol), Biṣaṭ el-Arḍ, Kersha, etc.
Enfin, les botanistes Maire et Weiller précisent en disant que la plante des montagnes et des plateaux constantinois, des Babors à l’Aurès, est l’espèce connue sous le nom de « Paronychia aurasiaca » (3).

Deux remarques toponymiques s’imposent :

A)L’un des noms arabes de cette plante est "Krisha" ou "kersha". Peut-on donc l’associer à la toponymie de Aïn Kercha?

B)On sait que l’étude de Mercier rattache le nom « Baghaï » à celui de « Tabgha, ronce», mais les faits suivants peuvent bien remettre en question cette hypothèse (Du moins elle ne sera plus considérée comme certitude)

i) La plante Paronychia est très abondante dans la région de Baghaï (beaucoup plus que la ronce)

ii) La présentation phonique de Baghay est quasi semblable à celle de Maghay (aucune convergence vers celle de Tabgha )

iii) Les permutations des lettres "B " et "M " sont très fréquentes en berbère, depuis l’antiquité jusqu’aujourd’hui. Des exemples comme Megrda – Bejrada; Amigas - Abigas; Tibermacine – Timermacine; Moha (med)-Boha (med); Bes3a(oud) - Mes3a(oud) peuvent être extrapolés à Maghay-Baghay!



2- Tamerṣiṭṭ, Timerṣad: C’est le nom d’une vérité de menthe. Sa prononciation diffère légèrement d’une région à une autre.
Chez Ounissi, cette plante est signalée sous le nom de - Tamerṣuḍt. Cependant, l’auteur ne l’a pas identifiée comme telle, ni par son nom scientifique ni par ses noms communs (4).
On la trouve aussi dans le dictionnaire du Père G. Huyghe: himersad = menthe (5).
Quant au Dr Jean Clastrier, qui a effectué ses recherches dans le région de Ghoufi, il la rapporte, à la page 117 de sa thèse, sous le nom chawi de Tamersout ainsi que sous le nom scientifique de - Mentha rotundifolia L.
Dans plusieurs régions de l’Aurès et de l’Algérie, la plante est associée à la pâte afin de rehausser le goût du pain et de l’aromatiser. Ce dernier porte le nom berbère de Timarṣiṭin, en arabe le pain- dumghan (6).
Dans les régions arabophones le nom de cette plante est devenu: Marsit, Morsot, etc.

Bref, aujourd’hui il ne reste de la région berbérophone, Tamerṣiḍt / Tamerṣuḍt, qu’un nom transformé en « Morsott », à peine reconnaissable ou rattachable à sa racine amazigh. En plus, la région est quasi arabisée (7).


Réf. :

(1) Tarikh el Awras, page 26

(2) l’article de M. Cosson recense QUATRE variétés de Paronychiées croissant dans les Aurès, à savoir :
- Paronychia argentea (signalée dans la région de Menâa);
- Paronychia nivea (région de Chir - Haidous).
- Paronychia serpyllifolia (Tlets, Dj Mahamel).
- Paronychia Aurasiaca (Dj Mahmel, Dj Chelia).

(3) Quezel & Santa, Nouvelle flore de l’Algerie, 1962, page 318

(4) Ounissi, Mohamed Salah: Dictionnaire Chaoui- Français –Arabe, page 121.

(5) Le Père G. Huyghe : Dictionnaire chaouia - arabe - kabyle & français, 1907, page 225

(6) M’hamsadji, N., « Usages et rites alimentaire d’Algérie », Annales de l’institut d’études orientales, Alger, 1956, page 268.

(7) Doutté & Gautier: Enquête sur la dispersion de la langue berbère en Algérie, 1913, pp. 14-15

 Commentaires - Toponymie botanique 2
Auteur: Aures 
Date:   2010-09-25 16:02:10



I - Toponymie botanique (suite)

On a vu, dans la section précédente, deux noms de plantes qui peuvent être à l’origine de toponymes aurèsiens, à savoir le thé et la menthe ( maghay + tamersudt).
Poursuivons donc le même thème avec les plantes suivantes : Sfax, Azbal, et Mlila.

3- Sfaqs (Sfax): le nom de cette plante est transcrit, dans le livre "Tarikh al-Awras" (1) , de la minière suivante : «اسفاقس ». Malheureusement, elle n’a pas été identifiée par ses noms vernaculaires arabes ou français.

J’ai toujours pensé que "Sfaqes" désigne la "sauge" (2). Cependant, le Dr Jean Clastrier mentionne à la page 105 de sa thèse un nom quasi identique qui est "Sefsaq = Pulicaria inuloides". (Voy. aussi Googlebooks)
S’agit-il d’une métathèse? ou de DEUX NOMS de plantes différentes?

Sachant que les recherches relatives à la thèse en question ont été effectuées dans la région de Ghoufi ( aux villages de Tawrirt, Selloum, Tawerya, Inourar, Idaren, Timilal, Tichelt, etc.), donc il est aisé de s’informer afin de dissiper le doute concernant les questions précédentes.

De toute façon, métathèse ou non, le nom "Sfaqes" existe comme tel. Il est signalé en botanique, en toponymie et en onomastique amazighs (Sfax = ville, Sifax = roi, etc ).


4- Mazbel: c’est le nom d’une montagne / forêt située entre l’Ighzer Amellal et Mag Azeggawagh. Cette appellation lui provient de la graminée qui caractérise cette région. En effet, elle dérive du nom berbère de la plante nommée "Azbal" qui est une variété de "Brome". Plus précisément, c’est le "Bromus rubens L. " (Idem)

L’arabe vulgaire, "la darj"a, et les Berbères arabisés ont aussi conservés ce nom mais avec une prononciation légèrement différente. Ils le nomment "Azbac" (en transcription française: "azbache").
Comme "les noms de lieux" sont généralement "immuables" et "conservent" mieux les "vocables originels", alors le changement de « L » en « CH » s’explique par l’évolution de la langue, mais surtout par le sens péjoratif que le mot "azbal" véhicule chez les arabophones, c’est l’homonyme de fumier.

Bref, Mazbel ( M+Azbal) signifie "celui de la plante Azbal", "celui du brome". Autrement dit, c’est le terrain où pousse cette plante, c’est le lieu dominé par cette espèce végétale.


5- Aïn Mlila: J’ai déjà entendu plusieurs explications concernant ce toponyme. Voici quelques-unes:

- Mlila = la Blanche.
- Mlila : provient du terme français "Milieu", car la ville a été fondée durant l’époque coloniale et elle est située au "milieu", à mi-chemin de Batna et Constantine. (C’est l’hypothèse formulée par un représentant de la maison de la culture de la même localité. C’était lors de son interview à la radio de la chaîne II, en 2005-2006)
- Etc.

Pourtant, ce toponyme est très clair: IL S’EXPLIQUE DE LUI-MÊME.

D’une part, il a une composition semblable à celle de Aïn el-Karma, Aïn Defla. Aïn Touta, Aïn Sedjra, Ain Oulmène, etc. (source + le nom d’un végétal).
D’une autre part, le vocable "Mlila" a la même signification, en darija et en berbère, au Maroc, en Algérie et en Tunisie.

Au fait, il s’agit du nom de l’"Alaterne" (Rhamnus alaternus) que les arabophones appellent "Mlila", "3oud al khir", etc. C’est-à-dire l’équivalent berbère de : Mlila, Mliles, Amliles (3).

---------------------

Références :

1) Tarikh el Awras, page 25

2) même signification que dans les anciens manuscrits (eg. celui d’Al-Bayter)

3) Voyez entre autres:

- Trabut, L., Répertoire des noms de plantes spontanées, cultivées et utilisées dans le nord de l'Afrique, Alger, 1935.

-Edouard Le Floch, Contribution à une étude ethnobotanique de la flore tunisienne, 1983, page 152.

- Mémoires de la Société des sciences naturelles du Maroc, 1945 ( Cf Google.books)


4) Lectures connexes (disponibles sur ce site) :

- Mercier Gustave : « Étude sur la toponymie berbère de la région de l'Aurès »

- Id. « La langue libyenne et la toponymie antique de l'Afrique du Nord »

- Basset, A. : « Sur la toponymie berbère et spécialement sur la toponymie chaouia des Ait Frah »

- Amazigh toponymy..

 Commentaires - 3
Auteur: Aures 
Date:   2010-11-05 18:43:33


I-Toponymie botanique (suite_

L'une des méthodes infaillibles utilisée pour la localisation des eaux souterraines, dans les régions arides, est la RECHERCHE d'un "certain type" de plantes à la surface du terrain d’exploration.
Ces plantes ou ces végétaux- détecteurs de nappes phréatiques sont regroupés par les hydrologues dans une classe nommée « les plantes phreatophytes » (1)

Ces dernières n’existent que si leurs racines peuvent atteindre la nappe phréatique, donc elles n’indiquent pas seulement la présence d'eau souterraine, mais aussi la qualité et la profondeur approximative des nappes aquifères sous la surface. Par exemple, dans les régions arides, les salicacées (saule et peuplier) signifient généralement qu’une bonne eau est disponible à moins de 7 m de la surface; pour les typhacées et les joncacées, elle se situe à moins de 1 mètre; etc.

Bref, voici 3 plantes phreatophytes qui sont à la base de quelques noms de lieux aurèsiens : Azlef, Ulman, Tibuda.


6- Tibuda (en transcription française : Thiboudha): c’est le nom de la massette, quenouille (Typha L. ) Plusieurs toponymes, en Aurès et à travers la Tamazgha, ont emprunté leurs dénominations à cette plante. Exemples :

- Tibuda ( thiboudha) : c’est le nom d’une région en Ighzer azeggwagh. Même si cette plante ne pousse plus dans cet endroit, il n’en demeure que plusieurs nappes phréatiques y ont été découvertes et exploitées par fourrage pour l’approvisionnement en eau potable et pour l’agriculture.

- Tala n Buda (Thala n’Boudha) : ruines roumaines situées sur le flanc sud-est d’Ich n Yedguel (forêt des Brajas –Beni Melloul) (2) .

- Oued Tibuda (Tibouda) : Maroc



7- Azlef/ azlaf : M. Gustave Mercier identifie cette variété de jonc par le nom scientifique Juncus maritimus. Il mentionne aussi son lien avec le toponyme de Aïn Tazleft, donc inutile d’ajouter d’autres commentaires. (Voy. son article dans l’un des messages précédents)


8- Ulman (Oulmène) : c’est une variété de jonc. Dans centaines régions auresiennes, la plante est signalée comme étant le synonyme de "Azlef" . Dans d’autres, on fait bien la distinction entre les deux, entre "Azlef" et "Ulman", car on a recensé plus de 20 variétés de jonc en Algérie (3).

L’étymologie du vocable Ulman ( ul + aman = cœur de la nappe phréatique / eau) laisse penser que les Auresiens et les Berbères en général utilisent cette plante comme indice de localisation et de détection des eaux souterraines.

Enfin, plusieurs toponymes auresiens portent ce nom, allant de ceux des jardins situés aux bords des rivières et dans les lieux humides jusqu’aux noms des communes, exemples: Oulmène, Oued Oulmène, Henchir Oulmene, Mechta Râs Oulmene, Aïn Oulmène, etc.


----------------------------------

Références :


1) Helen L. Cannon, « The Use of Plant Indicators in Ground Water Surveys, Geologic Mapping, and Mineral Prospecting », Taxon, V.20, 1971, pp. 227-256

2) Abdelmalek Nasraoui, « Les vestiges romains dans l’Aurès profond : témoins d’un important brassage de cultures romaine et berbère », in Identités et culture dans l'Algérie antique, 2005, pp. 293-304

3) Quezel & Santa, Nouvelle flore de l’Algerie, 1962, pp.182-188

 Re: Menâa
Auteur: boughida 
Date:   2010-12-20 23:30:25

slt, trés interressante histoire. Je m'interresse de trés prés à l'histoire de menaa.je vous remercie pour cet article.

 Toponymie botanique
Auteur: Aures 
Date:   2011-05-19 18:58:11


Plusieurs messages de ce thème « Vocabulaire Botanique Aurèsien » ont été réédités, depuis des mois au forum mondeberbere, afin de tenir compte de nouvelles informations ou tout simplement pour corriger des fautes commises par inadvertance. Ici il faut le faire dans un message distinct...d’où ce délai!

Bref, voici quelques-unes de ces modifications :


1) Corrections

- Tibuda ( thiboudha)

AU LIEU DE: il n’en demeure que plusieurs nappes phréatiques y ont été découvertes et exploitées, par « forrage », pour l’approvisionnement en eau potable et pour l’agriculture.

À LIRE: ..ont été découvertes et exploitées, par « forage », pour l’approvisionnement en eau potable et pour l’agriculture.


-Tamerṣiṭṭ, Timerṣaḍ

AU LIEU DE: Ce dernier porte le nom berbère deTimarṣiṭin, en arabe le pain «ḍomghan » ,

LIRE: …en arabe le le pain « ḍomran » ("D" empathique + "R" régulier et non à la parisienne: gh)


2) Additions


- Mazbel:

Nouveau paragraphe : En outre, dans les autres parlers amazighs le vocable "azbal/azbel " signifie : crin; poil; touffe de poil; barbe (en botanique).

Justement, c’est cette dernière définition qui caractérise bien le brome. (Cf. entre autres : E. Destaing - Étude sur la Tachelhit du Sous, page 83 ainsi que le dictionnaire de Med Shafiq, V.1 page 473)

Donc, ces définitions expliquent bien le toponyme Mazbel et l’étymologie du nom auresien "Azbal" = "Brome" tout en les divergeant de son homonyme arabe "zbel" = "le fumier"


- Azlef/ azlaf
On peut y ajouter le toponyme « Malou Azlaf / Malu Azlef » : un hameau d’environ 500 habitants situé dans la région de Menaa .


Bonne lecture

 Répondre à ce message
 Votre Nom:
 Votre Email:
 Sujet:
 Copiez   fimubiju  en face:
  

© 1997-2016 Frebend Concept. Tous droits réservés. Envoyez vos commentaires et questions au Webmaster. 15 personnes connectées